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CO.U.R.R.I.E.L

COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l' Initiative et l' Émancipation Linguistique

Association progressiste de défense de la langue française et d'opposition à la politique générale d'uniformisation linguistique.

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Le CO.U.R.R.I.E.L. sur TV5 MONDE

Suite à la conférence de presse du 11 mai 2016, Matthieu VARNIER, le secrétaire général de l'association CO.U.R.R.I.E.L. a été l'invité de l'émission 64 minutes sur TV5 MONDE.

Grand Angle, 26 mai 2016 : Un collectif appelle à la résistance pour sauver la langue française.

Entretient disponible en ligne sur Youtube

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Conférence de presse

Face à la submersion de l’espace public par le tout-anglais transatlantique,

ENSEMBLE, DANS NOTRE DIVERSITÉ,

REPRENONS LANGUE !

Conférence de presse à l’Assemblée nationale

Ouvert à tous

Mercredi 11 mai 2016 de 16h30 à 18h30

126 rue de l’Université, 75007 Paris, R.d.c., 7ème bureau

Renseignements et inscriptions : Matthieu VARNIER, secrétaire général

secretariat.general@courriel-languefrancaise.org

Programme de la conférence et informations utiles.

Propagée par le monde des affaires, par les autorités européennes (en marche vers le Grand Marché Transatlantique) et par les gouvernements successifs qui collaborent à l’américanisation de notre espace culturel, une politique d’arrachage et de substitution linguistiques sévit en France à l’abri de tout débat. « Langue de la République » (art. II de la Constitution), théoriquement protégée par la loi Toubon, le français est pris en étau entre l’anglicisation galopante de l’espace public et la Charte européenne des langues régionales qui, offensive régionaliste aidant, tendent à désétablir le français, premier service public de France, lien de la Francophonie internationale et trésor de la culture universelle.

Le CO.U.R.R.I.E.L. appelle à résister à cette submersion linguistique qui vise à installer une langue unique, porteuse d’économie et de politique uniques. Alors que le vivre ensemble est en crise ouverte, faut-il laisser détruire ce lien des liens qu’est la langue française, non seulement en France, mais en Belgique francophone, en Suisse romande, dans les pays francophones d’Afrique, au Québec, etc. ?

La résistance civique et linguistique sera l’objet de la Conférence de presse qui se tiendra à l’Assemblée nationale, sous l’égide de M. Jean-Jacques Candelier et à l’invitation de l’association CO.U.R.R.I.E.L.

Au programme :

Conférence (30 minutes) : présentation collégiale du problème et de ses solutions, servie par des spécialistes du sujet –députés, sénateurs, représentants associatifs, mais aussi écrivains et essayistes (Dominique Noguez, Alain Borer, Charles Xavier Durand), représentants syndicaux, tel Bernard Salengro, et des personnalités comme Laurent Lafforgue, chercheur de renom et grand défenseur de l’École publique ;

Débats (1h30) : bien plus que vous asséner une analyse, nous construirons ensemble un constat et un combat. Présenté en premier lieu dans sa diversité et son ampleur, le phénomène de substitution progressive des langues nationales par l’anglais des affaires sera approfondi au gré de vos questions –et pouvoir y apporter des réponses claires et documentées est précisément la raison d’être d’une telle tribune de spécialistes.

Pour l’heure, une pensée du poète-résistant Louis Aragon, malheureusement très actuelle :

« Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant. [...] Que ce fut un pays, le croyait-il autrement que pour le passeport dans leur poche, ceux-là à qui l'argent tout d'abord était la patrie, et se retournaient contre lui suivant le chiffre de l'impôt, le taux de change des monnaies, les modifications des lois, la réglementation du profit ?».

Pour Jean-Jacques Candelier et le bureau de CO.U.R.R.I.E.L.,

Léon Landini, anc. officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, président d’honneur de CO.U.R.R.I.E.L. ;

Georges Gastaud, philosophe, président ;

Matthieu Varnier, secrétaire général.

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« Nous collaborons à la disparition du français »

Entretien avec Alain Borer, paru dans L'Express le 21/10/2014

Dans cet entretien qu'il accorde à l'Express, Alain Borer déplore, en amoureux de la langue, la soumission de la France au modèle dominant de l'anglais. Un asservissement synonyme, selon lui, d'appauvrissement. Cliquer ici pour lire l'article.

Alain Borer est un poète, essayiste, romancier, dramaturge et grand spécialiste de Rimbaud

Le 21 octobre 2014

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APPEL à la RÉSISTANCE au « TOUT-ANGLAIS TRANSATLANTIQUE » !

Appel de militants communistes, progressistes et syndicalistes : la résistance au « tout-anglais transatlantique » doit devenir un axe structurant de nos résistances sociales et civiques !

Premiers signataires : Léon Landini, a. officier FTP-MOI, Médaille de la Résistance, président du PRCF (92) ; Pierre Pranchère, ancien député, ancien euro-député, ancien FTPF des Maquis de Corrèze, vice-président du PRCF (19) - Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, militant associatif contre le tout-anglais (62) ; Bernard Colovray, syndicaliste du Livre, retraité (69) ; Marie-Christine Burricand, conseillère municipale et métropolitaine PCF de Vénissieux (69) ; Aurélien Djament, mathématicien, syndicaliste au CNRS (44) ; Marianne Dunlop, militante PCF et espérantiste (Arras, 62) ; Vincent Flament, professeur de lettres classiques, militant internationaliste (59) ; Bernard Guillaumin, militant communiste (78), responsable associatif défense langue française ; Fadi Kassem, professeur agrégé d’histoire (92) ; Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Paris VII – Yves Letourneur, poète et philosophe ; Annette Mateu-Casado, fille de combattant républicain espagnol, m. du secrétariat national du PRCF (66) - Antoine Manessis, responsable international du PRCF (38) - Aymeric Monville, éditeur (75) – Laurent Nardi, ancien maire-adjoint de Passy (74) ; Jérémie Ozog, militant communiste, syndicaliste, professeur de S.E.S. (06) - Jean-Michel Pascal, ingénieur ITRF, militant PRCF, CGT et FSC (75) ; Gaston Pellet, militant communiste, militant associatif pour la défense de la langue française (30) ; Anna Persichini, déléguée syndicale CGT d’IBM (06) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme, 59 ; Guillaume Suing, militant CGT, 59 ; Betty Tambuscio, responsable syndicale, Monaco ; Karine Van Wynendaele, enseignante, syndicaliste (62) : Yves Vargas, philosophe ; Joël Vuylsteker, syndicaliste enseignant (59).

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Trop c'est trop : une véritable déferlante d'anglo-américanisation déferle sur notre pays avec la complicité du gouvernement, du patronat, de l'U.E., du ministère de l'Éducation nationale, du secrétariat à l'Université, des grands médias audiovisuels, etc. Bafouant leurs propres règles, les gouvernants ignorent l'article II de la constitution (« la langue de la République est le français »), ainsi que la loi de 1994 (dite loi Toubon), votée unanimement par le Parlement, et qui dispose que « le français est la langue de l'enseignement, du travail et des services »). En effet,

  • La loi Fioraso a institué l'anglais comme langue de l'Université et les quelques restrictions cosmétiques apportées à cette loi ne sont pas respectées.
  • Les services publics et les entreprises détenues et/ou pilotée par l'Etat (Poste, SNCF, Air-France, EDF, etc.) multiplient les produits dénommés en anglais au mépris des usagers francophones et des étrangers non anglophones qui résident dans notre pays.
  • Les publicités diffusées aux heures de grande écoute par les médias, y compris publics, sont fréquemment rédigées en anglais ou en franglais sans que cela n'émeuve en rien le « Conseil supérieur de l'audiovisuel ».
  • Le gouvernement s'apprête à céder au chantage d'un magnat de la production cinématographique qui prétend obtenir des fonds publics pour tourner ses superproductions en anglais.
  • Une initiative de l'Inspection d'anglais invite les professeurs de cette discipline à militer pour l'enseignement en anglais des autres disciplines !
  • Un cartel de radios commerciales prétend de fait en finir avec les quotas de chanson francophone passant à l'antenne, alors même que les jeunes chanteurs francophones ont de plus en plus de mal à trouver des lieux d'accueil, de lancement et de diffusion.
  • Nombre de colloques universitaires ou scientifiques se tenant en France contournent la langue de Victor Hugo et d'Aragon bien que ces institutions bénéficient du financement public issu des impôts de tous : que devient le devoir pour les intellectuels et des savants, que proclama initialement Descartes en 1637 (Discours de la méthode), de s'exprimer dans la langue d'usage de la population ? Que devient le droit de comprendre de nos contemporains quand trop de pseudo-experts, de publicitaires, de journalistes s'adressent au public avec des expressions que la majorité des citoyens ne comprend pas ou que pire, elle comprend de travers ?
  • Nombre d'entreprises imposent à leurs salariés de travailler en anglais ou en jargon franglais, ce qui est source d'humiliation, de discriminations et d'insécurité ; certains secteurs économiques ne recrutent plus que des cadres supérieurs « English Mother Tongue », ce qui institue une préférence nationale à l'envers, symétrique de la honteuse « préférence nationale » lepéniste.
  • Les quelques protections qui subsistent encore autour de notre langue commune sauteraient bien évidemment avec la mise en place du « Grand Marché Transatlantique », dit TAFTA, que les autorités françaises et européennes négocient actuellement dans le dos des citoyens.
  • L'UE révèle sa nature dictatoriale en méprisant ses propres traités qui l'obligent à respecter le plurilinguisme : l'anglais devient de facto la seule langue officielle de l’UE et le gouvernement français tolère que Pierre Moscovici, actuel commissaire européen et ancien ministre français, écrive ses « lettres de cadrage » (fustigeant tous les acquis sociaux de notre peuple) en anglais à Michel Sapin. Déjà, la ministre sarkozyste Christine Lagarde, dite « Lady The Guard », prétendait obliger les hauts cadres du ministère des finances à correspondre en anglais à l'interne !
  • Le patronat « français » et européen pousse honteusement à la roue : on se souvient du mot du Baron Seillières devenu président du super-syndicat patronal « Businesseurope » et déclarant devant Jacques Chirac : « désormais je ne vous parlerai plus qu'en anglais, la langue des affaires et de l'entreprise ».
  • La langue de travail de l'armée française asservie à l'OTAN et à ses entreprises prédatrices devient l'anglais sans que cela émeuve le haut encadrement de la défense de moins en moins « nationale » et de plus en plus atlantique et néocoloniale.
  • Etc.

CET ARASEMENT LINGUISTIQUE VISE À DÉTRUIRE LA NATION POPULAIRE, À DISCRIMINER LES TRAVAILLEURS NON ANGLOPHONES (y compris les immigrés), à « ENFONCER » LA CLASSE OUVRIÈRE, à ANÉANTIR LA DIVÉRSITÉ LINGUISTIQUE ET CULTURELLE EN EUROPE et DANS LE MONDE (des politiques analogues visant à l’arrachage des langues nationales sévissent dans le reste de l'UE : Italie, RFA, Pologne, etc.) et à RENFORCER LE MATRAQUAGE IDÉOLOGIQUE NÉOLIBERAL : à langue unique, pensée, économie et politique uniques ! Dénonçons cette POLITIQUE LINGUISTIQUE INAVOUABLE qui accompagne « culturellement » l'offensive néolibérale tous azimuts du MEDEF, de l'UE, du gouvernement Hollande-Valls-Macron et de ses « opposants » sarkozystes contre les conquêtes ouvrières et contre le « produire en France » industriel et agricole.

En outre, la langue française est prise en tenaille entre le « tout-anglais transatlantique » et la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » que Hollande veut faire adopter au parlement réuni en Congrès. Sous le prétexte fallacieux de défendre les langues régionales, ce dispositif dangereux porté par les puissances dominantes de l'UE vise à la fois :

  • à « désétablir » la langue française (la « Charte » institue de fait un droit à ne pas parler français sur la scène publique qui, pression de l'UE et des groupes euro-régionalistes aidant, s'imposera tôt ou tard à l'administration et aux services publics en « désétablissant » la langue nationale commune)
  • et à saper le principe d'une citoyenneté française universaliste, c'est-à-dire indifférente à l'origine ethnique.

La « Charte européenne » institue en effet l'idée de « minorités linguistiques » bénéficiant de droits particuliers (tout en excluant de cette reconnaissance les travailleurs immigrés non francophones !) et elle accompagne manifestement la contre-réforme territoriale qui découpe la « République une et indivisible » issue de la Révolution de 1789/95 en treize Euro-Länderporteurs de légalités divergentes et concurrentes : tout cela s'additionnant, la menace est évidente contre l'unité territoriale et linguistique des services publics, des statuts publics, des conventions collectives nationales, du SMIG national, des qualifications et des diplômes nationaux, du Code du travail, de l'égalité juridique des citoyens sur tout le territoire national. Oui les langues régionales font partie du patrimoine indivis de la Nation, mais elles ne doivent pas être instrumentées pour détruire la citoyenneté républicaine - si imparfaite qu'elle soit en régime capitaliste –, ni pour désétablir la langue française, PREMIER SERVICE PUBLIC du pays, socle linguistique du tous ensemble et en même temps auquel aspirent les travailleurs et bien commun à égalité de l’ensemble des pays francophones. Nous refusons donc catégoriquement une « charte » qui vise à « prendre en étau » la langue française entre le tout-anglais de l'UE transatlantique et de l'OTAN et les multiples groupes euro-séparatistes que promeuvent les bourgeoisies riches de plusieurs régions périphériques françaises. Les langues régionales doivent s'enseigner dans le cadre de l'Éducation nationale, l'apprentissage du français et des littératures française et francophones, aujourd'hui sacrifié, doit être revalorisé d'un bout à l'autre de la scolarité, le plurilinguisme doit être rétabli dans le second degré (la contre-réforme du collège aboutit à la mise à mort de l'allemand, de l'italien, du polonais, du russe, du portugais et des langues anciennes) et place doit être faite par l'Éducation nationale, là où une demande populaire existe, à l'enseignement laïque des langues de l'immigration, notamment de l'arabe : non pour opposer les « communautés », mais tout au contraire pour permettre à une future République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme d'intégrer la diversité. et de diversifier l' « intégration » au bénéfice de tous les enfants.

Face à cette entreprise de substitution d'une langue à l'autre qui accompagne l'arrachage du produire en France (c'est-à-dire de la classe ouvrière industrielle et de la paysannerie travailleuse) et des conquêtes sociales de 1945-47, voire de certains acquis démocratiques issus de la Révolution française et des Lumières, il revient aux forces « rouges », communistes, ouvrières, progressistes, syndicalistes, de prendre la tête de la résistance linguistique : les « élites » bourgeoises sacrifient l'héritage démocratique national pour se faire une place au soleil de l'euro-mondialisation ; c'est donc à la classe laborieuse de (se) défendre (en défendant) la langue commune, sans rejeter bien entendu les autres langues (y compris l'anglais, que nous ne confondons pas avec le « tout-globish » patronal) sans laquelle les discriminations à l'emploi s'aggraveront démesurément, non seulement contre les ouvriers et les travailleurs français, mais contre leurs camarades francophones venus de l'Afrique subsaharienne et du Maghreb.

Nous appelons les militants et les élus communistes, où qu'ils soient organisés, les militants et les organisations progressistes, les syndicalistes et les organisations syndicales à mener cette résistance à la fois patriotique, internationaliste et progressiste, en la liant aux luttes pour l'emploi, pour la protection sociale et pour les services publics, ainsi qu'aux luttes contre l'impérialisme et contre le néocolonialisme sous toutes ses formes.

Renouant avec le combat politique et linguistique d'Aragon, de Jacques Duclos et de Jean Ferrat, tous grands défenseurs de la langue française, nous appelons les travailleurs et la jeunesse à donner une forte dimension linguistique et culturelle à leur résistance générale aux attaques du MEDEF, de l'UE, de l' « Union transatlantique » et de tous les gouvernants qui collaborent à cette entreprise d’asservissement.

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Le CO.U.R.R.I.E.L. tient une table à la Grande Braderie !

Braderie de Lille 2015

La rentrée associative commence avec vigueur : samedi 5 et dimanche 6 septembre, l'association a tenu un espace lors de la célèbre Grande braderie de Lille.

Braderie de Lille

À l'initiative de l'antenne Nord, et de son responsable Joël Mayet, juste au pied de la monumentale « Porte de Paris », nous avons pu dresser notre chapiteau associatif et donner une visibilité nouvelle au CO.U.R.R.I.EL. dans la région.

Joël et Francine Mayet, Georges Gastaud et son épouse, mais aussi, montés de Paris pour l'occasion, Matthieu Varnier et Jonathan Van Rhijn, se sont épaulés et relayés pour assurer notre présence tout au long de la braderie, idéalement située sur le passage obligé entre le centre lillois, le quartier des gares, et le parc Lebas, regroupant tous les professionnels de la Brocante --et à ce titre un haut lieu traditionnel de l’événement.

Plus de 1500 tracts ont été distribués à cette occasion, avec quelques discussions très productives, de nombreux retours positifs sur notre combat, et une série de contacts locaux par lesquels nous pourrons prolonger cet événement dans le Nord-Pas-de-Calais.

Une expérience très concluante et encourageante qui nous a permis d'approcher un public large, sans le filtre habituel d'une manifestation politique ou culturelle. Et en dépit du décalage, par contrecoup, entre notre sollicitation militante et l'état d'esprit décontracté du lieu, l'accueil fut globalement véritablement bon.

Le bureau du CO.U.R.R.I.E.L.

Le 7 septembre 2015

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Roland Garros, nouveau Wimbledon ?

Article de Claude Gaucherand

J'aime le tennis pour y jouer et aussi pour Roland Garros, mais voilà...

Au fil des années, les courts se sont transformés en panneaux publicitaires et sur la 2 ou la 3, deux chaînes nationales, tous les deux jeux, nous avons droit à deux ou plus minutes d'une publicité non seulement débilitante mais le plus souvent en « wall street english » sous forme de chansons ou d'écrits, loin de l'esprit de la loi Toubon que monsieur Badinter, alors membre du Conseil Constitutionnel et gendre de monsieur Publicis, avait pourtant fait modifier pour permettre d'introduire de l'anglais écrit dans la publicité.

Cette année, nous avons eu droit en plus à « we are tennis.com » écrit dans le dos des dizaines de ramasseurs de balle...

Sans oublier l'inévitable Nelson Monfort partant à l'assaut des joueurs et personnalités diverses pour leur parler en anglais le plus souvent, rarement en espagnol. Un bon moment tout de même quand Monfort s’étant adressé en anglais à un ancien vainqueur du tournoi, ce Brésilien lui a malicieusement répondu en... français !

Déluge de publicités, le plus souvent vulgaire et anglophone, Roland Garros n'est plus ce que ce fut.

Parmi les « excellences » que la caméra nous montre complaisamment, combien savent qui a été Roland Garros ?

C.G

Claude Gaucherand

Le 6 juin 2015

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Assemblée Générale 2015

Assemblée Générale du CO.U.R.R.I.EL. le 21 mars 2015, 13h30.

Chers militants,

chers sympathisants,

le 16 mai 2009, le CO.U.R.R.I.EL. était fondé, dans une petite salle communale de Malakoff, dans la proche banlieue parisienne. Plus de cinq ans, déjà, que nombre d'entre vous suivent et s'associent à nos efforts pour faire émerger un véritable débat et convaincre de l'évidence : la langue française doit demeurer souveraine sur le territoire de la République.

Une légitimité de plusieurs siècles, forgée par la vision humaniste des Lumières, appuyée par un essor international, affirmée dans les plus belles conquêtes de notre modèle social, enracinée dans l'usage et guidant avec douceur et subtilité les générosités de notre pensée, tant politiques que relationnelles. Une légitimité dont les nouvelles générations semblent pourtant douter, au point d'être même reléguée par de jeunes parents, plus soucieux d'assurer l'avenir conformiste de leur progéniture que de contribuer à celui de notre peuple.

En cinq ans, nous avons poussé tous les leviers, tenté toutes les approches, avec la préférence que vous nous connaissez pour l'interpellation populaire directe (distributions de tracts, articles dans la presse régionale et nationale, manifestations et débats...). Le résultat se discute, mais notre arc a déjà plus de cordes qu'une lyre : courriel personnel à tous les députés et sénateurs (nous l'avons encore fait en décembre 2014 pour les alerter sur la nécessité de préserver la loi Toubon, en décembre 2014 pour les alerter sur la nécessité de préserver la loi Toubon,), articles dans la presse papier et numérique (le dernier : Le français se meurt. Engageons une résistance linguistique), influençage ponctuel d'élu ou de décideur économique, intervention dans de multiples conférences (par exemple : Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR Nice le 14-9-2013), etc.

A l'orée de notre 6ème année, nous souhaitons faire avec vous un bilan. Plus qu'un bilan, prendre le temps de nous retrouver pour (re)définir ensemble les orientations, tout comme le mode de fonctionnement même de l'association.

Le samedi 21 mars 2015, à 13h30, au 190 bis avenue de Clichy (Paris)au 190 bis avenue de Clichy (Paris) nous vous invitons à nous rejoindre pour l'Assemblée Générale de l'association.

L'ordre du jour sera le suivant :

· 13h30 : accueil.

· 14h : ouverture et compte-rendu de l'activité en 2014 par le Secrétaire général.

· 14h30 : rapport d’orientation par notre Président.

· 15h : débat ouvert sur la stratégie de l'association.

· 16h : rapport de trésorerie.

· 16h20 : élection du bureau national et mode de fonctionnement à venir.

Cet événement étant aussi une occasion de fédérer, tous les sympathisants sont les bienvenus, les présentations et l'essentiel des débats seront ouverts à tous, mais seuls les membres de l'association seront bien naturellement amenés à voter. Venez nombreux !

A vous retrouver le 21 mars,

Avec nos salutations militantes,

Matthieu Varnier, pour le bureau national.

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Francophonie : l'alerte au déclin

Article de Michel Guillou paru dans Les Echos Le 28/08/2014

À l'approche du 25e sommet de la Francophonie, en novembre à Dakar, des personnalités de tous horizons expriment leur pessimisme quant à la pérennité de la Francophonie en tant qu'espace géopolitique et de la langue française comme langue internationale, et sonnent l'alerte. C'est une rupture par rapport à l'approche officielle, selon laquelle Francophonie et langue française sont sans problème de pérennité. Enfin, on parle vrai du déclin et même du risque de mort de l'une et de l'autre.

Conséquence de la domination du monde anglo-saxon, l'avenir, pour beaucoup, c'est l'American way of life. En avalanche, l'uniformisation et l'anglais s'installent. Un cas fait école, celui des élites françaises. Pour elles, continuer en français n'est pas une priorité, ni une volonté. La fierté de parler français, l'ambition de faire valoir ses valeurs sont abandonnées et, de même, tout nationalisme de la différence. Renonçant à la porte entrouverte, on bascule vers l'assimilation. Le bon sens est balayé. C'est ainsi que la France crée une université française au Vietnam en langue anglaise.

La France n'a pas d'ambition francophone. Le lien francophone est en train de se distendre. Un décrochage se profile enlevant toute crédibilité à l'argument démographique qui fait état de quelque 700 millions d'Africains parlant français en 2050. Les Africains, en effet, se posent la question de la pertinence de leur choix en accusant la colonisation de leur avoir fait parler une langue qui ne leur semble plus utile. Des craquements se font entendre. Il faut se garder de l'optimisme naïf qui voit l'avenir de la francophonie lié à la démographie, et ce d'autant plus que l'usage du français recule dans les secteurs d'avenir, ce qui sème un nouveau doute. Tout est dénommé en anglais. Il s'agit d'un suicide linguistique.

Ce déclin est freiné par les acquis et la force des facteurs historiques d'attractivité. On assiste donc à une mort lente, mais qui s'accélère du fait de la mondialisation et de l'absence de puissantes politiques de résistance. S'il est possible de donner un coup d'arrêt, la relance suppose beaucoup plus.

S'il faut continuer d'accueillir ceux que le projet francophone intéresse, il faut aussi s'attacher à organiser l'alliance des pays vraiment francophones qui utilisent le français comme langue officielle, d'enseignement ou encore d'usage, car ce sont eux qui donnent consistance à l'espace francophone vrai, où l'on agit en utilisant le français. Sans ce resserrement, il ne peut y avoir de francophonie utile répondant aux besoins des parlants français, développant d'un fort sentiment d'appartenance. L'élargissement a trop pris le pas sur l'approfondissement déséquilibrant l'ensemble. Si l'on ne vit pas la même aventure, il ne peut y avoir de communauté francophone. Mais les Institutions de la francophonie apportent-elles une contribution efficace ? La prise en compte de cette question dans la préparation du sommet de Dakar orienterait le choix du prochain secrétaire général.

Quant aux programmes à mettre en œuvre dans le cadre du vivre-ensemble, beaucoup ont été identifiés. Ils concernent tous les domaines. Un secteur domine au point de devenir un préalable : l'enseignement du français et la formation des enseignants de français. Si le français s'effrite, que restera-t-il ? Mais l'écart est abyssal entre le besoin et l'offre. Cette situation ébranle le socle francophone. Il faut le réduire par un effort mutualisé et massif. Reste la question du visa francophone. Il est urgent de donner une réponse car il ne peut y avoir d'échanges privilégiés sans facilités de circulation des étudiants, des chercheurs, des responsables d'entreprises.

Le président Abdou Diouf a fait un immense travail. Aux chefs d'Etat et de gouvernement de dire maintenant ce qu'ils veulent. Mais sans nouvel élan, le pire arrivera : une mort certes douce, lente, mais certaine.

Michel Guillou est président du Réseau international des chaires Senghor de la francophonie

Le 28 août 2014

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Défendre le français contre le tout-globish

Un article des associations de défense de la langue française publié dans Marianne

Vingt ans déjà. Vingt ans que la loi Toubon du 4 août 1994, disposant que le français est « la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics », doit nous protéger d’un flot graduel et continuel de « tout anglais », cette langue d’importation que l’on ne cesse de nous proposer, de nous imposer, de nous vendre. Vingt ans d’une lutte méconnue où, garde-fou, elle a pu matérialiser le bon sens d’une société consciente de ses fondations, mais dont chacun peut appréhender actuellement les limites.

La « langue de la République » en échec

Il y avait déjà la substitution galopante de l’anglais au français dans la pub, la chanson, le cinéma, la recherche et les enseignes commerciales – y compris dans celles où l’Etat est majoritaire (SNCF, EDF, La Poste, Orange…). Cela ne suffisait pas : nos gouvernants, eux-mêmes, actuels comme passés, s’acharnent sur la « langue de la République » (art. II de la Constitution). La loi Fioraso vient ainsi d’instituer l’anglais langue de l’enseignement universitaire, dans le sillage de la LRU de Valérie Pécresse, qui aligne nos universités sur le « modèle » néolibéral anglo-saxon. Le CSA ( chargé de réprimer l’anglicisation des médias !) « réfléchit » à un assouplissement des quotas de chanson française.

Empire atlantique monolingue

Le Parlement, lui, est invité à adopter la charte européenne des langues minoritaires et régionales, qui exige une co-officialité des langues régionales sur certains territoires, sapant par l’ethnicisation les fondements universalistes de la citoyenneté.

Une tenaille politique se resserre sur notre langue. Une stratégie linguistique émanant de l’oligarchie « française » et internationale. On sait que l’Union européenne privilégie déjà outrageusement la « langue des affaires et de l’entreprise » comme disait le baron Seillière, alors président de BusinessEurope : qu’en sera-t-il dans l’Union transatlantique ?

En réalité, ces tirs croisés illustrent le démontage de l’Etat-nation, socle du Smic, des conventions collectives, des diplômes nationaux et de la Sécu. Les plus acharnés à promouvoir la charte sont d’ailleurs les mêmes qui, dans les périphéries, rêvent d’euro-régions transfrontalières. Là, le français reculerait, bien plus face à l’anglais qu’en faveur des terroirs ; la loi du profit s’imposerait plus aisément encore qu’elle ne le fait aujourd’hui, où la langue commune, premier service public de France, fédère les résistances ; bref, l’euro-balkanisation du pays et de son substrat linguistique, qui permettrait d’abolir les conquêtes du Conseil national de la Résistance (CNR) au profit d’un empire Atlantique monolingue, est l’arme des puissances d’argent pour diviser et… régner. S’ensuivra une hiérarchisation sociale avec ses discriminations selon que l’on dissertera en english mother tongue, baragouinera globish, ou se contentera d’un français appauvri, miné d’anglicismes grossiers ?

Entrer en résistance linguistique

La nation, l’égalité des peuples et la diversité culturelle sont en danger. Et, pendant qu’un ministre déclare que le français « n’est pas menacé », le gouvernement contribue activement à son déclassement ; un colloque officiel prévu au Sénat le 13 octobre 2014 ne va-t-il pas jusqu’à demander si la loi Toubon « est en adéquation avec les évolutions actuelles » ?

Nous devons entrer en résistance linguistique. Ne laissons pas le basculement au tout-globish s’opérer en silence. Ne nous laissons pas arracher la langue, celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et du CNR, si nous voulons redevenir un peuple libre !

Georges Gastaud et Matthieu Varnier dirigent l’association Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique), Albert Salon préside l’association Avenir de la langue française, et Régis Ravat est syndicaliste CGT à Carrefour-Nîmes.

L'article sur Marianne.net

Georges GASTAUD, Matthieu VARNIER, Albert SALON, Régis RAVAT publié dans MARIANNE

Le 8 août 2014

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RENCONTRE NATIONALE 10 mai 2014

Contre la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires

La Fédération nationale de la Libre Pensée organise une grande rencontre à Paris, le 10 Mai 2014 A 14h

Bourse du Travail - Salle Ambroise Croizat

3 rue du Château d’eau 75010 Paris

Le gouvernement a décidé d’accéder aux revendications séparatistes et régionalistes des partisans de l’Europe des régions, du Saint-Empire Romain germanique, des landers. Sous couvert de la promotion de langues régionales qui ne sont nullement menacées, il s’agit de redessiner la carte du pays en créant des régions de toutes pièces avec des « langues » différentes.

Aucune langue « minoritaire » qui ne se rattache pas à un « territoire » n’est concernée par la mise en œuvre de cette Charte européenne. Sont exclus : l’allemand, l’espagnol, l’italien, le portugais, l’arabe, le turc…. Il ne s’agit que d’idiomes qui permettent de redécouper le territoire de la République, parfois avec des arrière-pensées pour des régions frontalières d’autres pays.

C’est la mise en œuvre de l’Europe des régions sur le cadavre des États-nations. Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, revendique que l’Acte III de la décentralisation donne le pouvoir réglementaire aux régions et futures régions en cas de redécoupage. C’est-à-dire la capacité d’édicter des lois, décrets et circulaires différents d’une région à une autre.

Cela serait la fin de l’Egalité en droit des citoyens

Cela serait la fin de la République une, indivisible, démocratique, laïque et sociale !

La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle les libres penseurs, les laïques, les démocrates, les républicains, les syndicalistes et les militants à se mobiliser massivement pour faire échec à cette tentative réactionnaire qui nous ramènerait à l’Ancien-Régime des provinces.

Le programme de la rencontre.

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Pétition unitaire

contre la Charte des langues régionales

Le 28 janvier 2014, l'Assemblée nationale a voté la proposition de loi visant à ratifier la charte des langues régionales et minoritaires.

Attachés à la préservation de la diversité culturelle et linguistique, les signataires de la présente pétition exigent des parlementaires qu'ils renoncent à ratifier cette charte. Celle-ci aurait pour effet de désétablir le français, et loin de protéger les langues régionales, elle contribuerait à accroître l'emprise de l'anglo-américain en affaiblissant les protections juridiques qui endiguent la destruction de la langue commune de tous les Français.

Cette « charte » ne crée pas un droit aux langues régionales, qui existe déjà de fait : elle crée un droit à ne pas parler français en France.

Tout en brisant l'indivisibilité constitutionnelle et historique de la République, tout en reniant l'égalité des citoyens devant la loi, cette charte fédéraliste ne dit qu'une chose : il ne doit plus être nécessaire de connaître la langue française pour vivre en France. Administrations, justice, scolarité, études, commerce : le citoyen « français » ne doit plus se voir contraint au français, et l'identité « territoriale », devient opposable à la citoyenneté nationale.

Les signataires demandent aux sénateurs de voter contre la ratification de la charte lors de sa présentation prochaine au Sénat, et exigent, si ce texte devait être malgré tout adopté, qu'il soit soumis à référendum.

Primo-signataires de la pétition contre la Charte des langues régionales :

Georges Gastaud, Président de l'association CO.U.R.R.I.E.L.

Le site du CO.U.R.R.I.E.L - Le site du Manifeste progressiste pour la défense de la langue française

Albert Salon, ancien Ambassadeur, président d'Avenir de la langue française (ALF) et du Forum francophone international-France (FFI-France)

Le site d'ALF

Régis Ravat,Président de l'A.FR.AV

Le site de l'A.FR.AV

Guillemette Mouren-Verret, Secrétaire Générale de DLF

Le site de DLF

Philippe de Saint Robert, ancien Commissaire général de la langue française, Président de l'Asselaf (l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française)

Philippe Loubière, Rédacteur en chef de la revue Lettre(s)

Le site de l'Asselaf

Denys Ferrando-Durfort, Président de l'association : Le Français en Partage

Le site de l'association : Le Français en Partage

Marc Favre d'Échallens, Président de Droit de Comprendre (DDC)

Le site de l'association DDC

Anna Maria Campogrande, Présidente d’Athena (Association pour la défense des langues officielles de la Commission européenne.)

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Remise officielle

du Rapport Pour une ambition francophone

Francophones de tous les pays, unissez-vous !

Le rapport de la mission d'information parlementaire adopté à l’unanimité

Intitulé «Pour une ambition francophone», le rapporteur Pouria Amirshahi revient sur l'insupportable désinvoluture de ces dernières années et formule une vision et des propositions concrètes pour un espace francophone uni. À l'heure ou des pays ont pris conscience du vecteur linguistique dans l’affirmation de leur puissance, tandis que d’autres ont compris leur intérêt à s’unir autour de la langue, il est temps que les Etats francophones s'accordent sur une stratégie plus intégrée et plus assumée.

Lire le communiqué de presse de Pouria Amirshahi

Voir les principales propositions

Télécharger le rapport

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Charte des langues régionales et minoritaires : adoptée...

La République une et indivisible... La langue de la République est le français... Tout ça, c'est fini !

la proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires à été adoptée avec une écrasante et choquante majorité en première lecture.

Une fois de plus les débats ont été creux, les argumentations en faveur du 'pour' navrantes et superficielles et pourtant...

...et pourtant le texte est adopté. Les députés du Groupe socialiste, républicain et citoyen, du Groupe de l'union des démocrates et indépendants, du Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste ont voté en suivant aveuglément les ordres de leurs maîtres. Sans réfléchir une seul seconde à la gravité de leur acte, sans réfléchir aux conséquences sur l'avenir de la république...

Samedi 28 janvier 2014

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Charte des langues régionales et minoritaires : la boîte de Pandore

En annonçant le 13 décembre à Rennes une révision de la Constitution pour permettre la ratification par notre pays de la Charte des langues régionales et minoritaires, le Premier ministre choisit le clientélisme régional.

L'invocation à la République n'est pas un antidote suffisant. En devançant des revendications hors sujet pour séduire une population qui, comme le reste des Français, veut avant tout un avenir économique, Jean-Marc Ayrault ouvre la boite de Pandore aux revendications identitaires de toute nature et de toute origine. Se rend-il compte qu'à l'heure de la mondialisation, le passéisme culturel, la fragmentation du peuple et par là l'ouverture au communautarisme ethnique sont les meilleurs alliés de la mondialisation financière portée par des élites qui ont oublié les peuples ?

Notre pays permet aujourd'hui largement la pratique des langues régionales à l'école, la toponymie locale et même la publication des décisions administratives en langue locale à côté du Français. Que veut-on de plus si ce n'est la reconnaissance de ces groupes « de souche » qui excluent au lieu d'intégrer : l'incitation au repliement, la méfiance envers le cadre national, seul à même aujourd'hui de faire vivre la démocratie ?

Oui, M. Ayrault, l'invention de l'unité de la République était une idée moderne. C'est elle qu'il faut faire vivre parce qu'elle n'est pas achevée. Cette tâche se nomme intégration, égalité des droits, que ces derniers soient ceux des individus ou des territoires, dépassement des différences. Saper l'édifice de la République n'est pas le moyen de porter sa voix dans le monde. Les valeurs de la République ne sont pas à solder. Ce n'est pas cela que les Français attendent de leur gouvernement.

Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, Députée de l'Aisne et Vice-présidente du MRC.

Samedi 14 décembre 2013

Cette charte européenne ne met pas en place un droit particulier favorisant l'essor des langues régionales. Elle ne va pas non plus aider à conserver ces richesses culturels, mais en réalité elle va simplement créer un « Droit à ne pas parler français » dans tous les organes de l'état. Ce qui facilitera à terme l'élimination de la langue française au profit du tout anglais.

La situation est d'autant plus préoccupante que l'adoption du texte pourrait arriver dans les semaines à venir :

Vers un référendum sur la charte des langues régionales ?

Patrick Roger sur LeMonde.fr

Le 13 décembre 2013

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Colloque sur la défense de la langue française

Affiche CNR 2013

L’Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise les après-midi des 13/14/15 et 16 septembre au C.U.M. 65 promenade des anglais un colloque sur la défense de la langue française à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie qui se dérouleront du 7 au 15 septembre à Nice.

Ce colloque exceptionnel s’inscrit dans les manifestations périphériques aux jeux.

De nombreux conférenciers de renommée internationale viendront exposer leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens.

Le colloque s’articulera autour des thèmes suivants :

- l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne,

- l’hégémonie de l’anglais sur le français,

- les enjeux économiques du tout anglais.

- les relations internationales (suprématie de l’anglais).

Parmi les intervenants on notera la participation d’universitaires :

- Philippe Loubière, Charles X. Durand, André Boyer,

De spécialistes, de militants ou de syndicalistes :

- Bernard Cassen, Danielle Goussot, Jean-Loup Cuisiniez, Thierry Priestley, Bernard Salengro, Matthieu Varnier.

L’association “Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ” a pour objet de défendre les idéaux et les acquis du Conseil National de la Résistance et des Forces Françaises Libres, qui ont permis de donner à notre pays après la libération, le modèle social encore en vigueur aujourd’hui et auquel tous les français sont viscéralement attachés.

La langue française est le ciment de notre peuple et bien au-delà. Certains la comparent au sang qui coule dans nos veines. C’est à dire que l’on est tellement habitué à l’utiliser et à en profiter qu’il nous parait impensable que ce formidable outil de culture partagé puisse être attaqué, diminué, voire disparaitre. Avant d’être dans ces situations extrêmes, il nous a semblé important de réaffirmer notre attachement à ce patrimoine commun, d’autant que quelques signaux inquiétants se manifestent actuellement.

Cette démarche s’inscrit parfaitement avec l’agenda du mois de septembre. La ville de Nice accueille la 7ème édition des Jeux de la Francophonie du 6 au 15 septembre 2013. Quand le sport s’allie à la culture pour témoigner de la solidarité francophone, cela donne … «les Jeux de la Francophonie», une formidable rencontre entre plus de 3 000 artistes et athlètes venus du monde entier. Les Jeux de la Francophonie sont des compétitions sportives et des concours culturels en épreuves individuelles ou par équipes. Ils se déroulent essentiellement en français, langue officielle des Jeux.

C’est la raison pour laquelle nous organisons un colloque à Nice les 13, 14, 15 et 16 septembre sur le thème “ La défense de la langue française”. Il nous semble que le Centre Universitaire Méditerranéen, situé sur la promenade des Anglais, est le lieu idéal pour ce genre de manifestation.

Il est important de défendre les fondamentaux de notre culture dont la langue en est l’élément essentiel.

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L'assemblée des traîtres

Sans grande surprise, la loi FIORASO a été votée par l'assemblée des traîtres le 28 mai dernier...

Une traîtrise exceptionnelle, un prix exceptionnel !

PRIX EXCEPTIONNEL 2013 DE LA CARPETTE ANGLAISE COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE

L’académie de la Carpette anglaise, présidée par Philippe de Saint Robert, a décidé d’attribuer un prix exceptionnel à Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour avoir, dans la lignée de Mme Valérie Pécresse (« carpettée » en 2008) et malgré de nombreuses mises en garde*, légalisé en maintenant l’article 2 de son projet de loi l'enseignement en anglais dans les universités dans le silence de Mmes Aurélie Filippetti, Yamina Benguigui, et de M. Laurent Fabius, tous ministres tenus de défendre et de promouvoir, dans leurs fonctions, la langue française.

* De MM. Claude Hagège et Antoine Compagnon, professeurs au Collège de France, à M. Jacques Attali (conseiller d'État, professeur d'économie, conseiller spécial de François Mitterrand), de nombreux professeurs d’université et personnalités politiques, en passant par l’Académie française, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, l’Académie des Sciences d’Outre-Mer...

1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l'initiative et l'émancipation linguistique), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

L’anglais dans l’enseignement académique: le débat s’égare dans les clichés

La place accrue de l’anglais dans les cursus universitaires échauffe les esprits. Le véritable enjeu n’est pas celui du français contre l’anglais, comme la plupart des commentateurs le suggèrent, mais celui du plurilinguisme contre l’uniformité

En France, le débat fait rage autour de l’usage de langues autres que le français à l’université. Il est utile de mettre en évidence les limites de certains des arguments qui s’affrontent, car ils sont souvent pétris de clichés particulièrement tenaces, que l’on entend également en Suisse. Commençons par rappeler neuf points importants:

1. Une formation universitaire véritablement ouverte et internationale est nécessairement plurilingue. L’anglais est une langue utile et son usage dans l’enseignement peut aider à le maîtriser. Mais une formation plurilingue, par dé­finition, ne peut pas être intégralement en anglais. Ce n’est du reste pas ce que prévoit la loi actuellement débattue en France, mais ce que certains, plus ou moins ouvertement, appellent de leurs vœux. C’est absurde, car cela revient à recommander, sous le couvert d’une «internationalisation» superficielle, la pure et simple uniformisation. Donner certains cours en anglais se justifie dans un but d’ouverture bien comprise, si cela élargit les horizons de la transmission des connaissances; mais aucun cursus ne devrait être intégralement anglais.

2. La présence de l’anglais dans le monde aca­démique est constamment surestimée. On pourrait multiplier les exemples: en 2012, sur les 15?134 titres universitaires décernés par les universités allemandes, seuls 4% étaient intégralement en anglais. Quand on lit, sur le site internet du Nouvel Observateur (23.05.2013), que l’Université de Genève est l’une des meilleures du monde francophone parce qu’elle aurait «basculé dans l’orbite de la langue anglaise», avec pour indicateur la proportion de thèses de doctorat rédigées en anglais, on ne peut que s’inquiéter d’une telle confusion: car, à Genève, le français est la principale langue d’enseignement; c’est la langue des BA (sauf pour les formations linguistiques – si l’on étudie l’allemand, par exemple), et tout BA doit être suivi d’au moins une MA (maîtrise académique) consécutive en français. Certes, l’Université de Genève offre de nombreux cours en anglais (et j’en donne moi-même), mais l’idée que l’anglais serait «la» langue du monde universitaire est totalement fausse.

3. L’importance de l’anglais dans la société globalisée est surestimée. Le monde des affaires en fournit de nombreux exemples, étayés par des chiffres: la compétence linguistique qui manque le plus aux entreprises bruxelloises, ce n’est pas l’anglais, c’est le bilinguisme français-néerlandais. En Suisse, les employés amenés à travailler dans plusieurs langues utilisent davantage l’allemand et le français que l’anglais. L’International Herald Tribune du 23 mai 2013 rapporte que de brillants professionnels occidentaux ont de plus en plus de peine à se placer sur le marché du travail en Extrême-Orient au motif qu’ils ne savent pas le mandarin: ils savent l’anglais, mais cela ne suffit pas. Le patronat de la Confederation of British Industry le reconnaissait aussi en 2011, en constatant que l’incompétence linguistique des Britanniques leur interdit l’accès à de nombreux postes dans la City même.

4. L’obsession de «l’étudiant étranger» amène à des absurdités. L’ouverture internationale des universités est une bonne chose, et attirer des étudiants d’ailleurs est justifié. Cette ambition se combine, de façon parfois assez confuse, avec l’idée qu’on va ainsi attirer les «meilleurs» étudiants. Mais croire que cela oblige à enseigner en anglais est aussi naïf qu’illogique: l’étudiant indien, chinois ou pakistanais qui souhaite vraiment une formation en anglais visera d’abord Harvard ou Oxford. Ceux qui, tout en souhaitant une formation en anglais, arrivent à Genève ou à Copenhague seront donc peut-être justement ceux qui n’auront pas été assez bons pour être acceptés à Harvard. Et cela nous conduit à ces séminaires ubuesques où un prof à l’anglais pauvre et hésitant (parfois carrément pénible en raison d’un accent italien, français ou néerlandais à couper au couteau), parle devant des étudiants dont pas un seul n’est anglophone, et dont beaucoup rédigeront des travaux dans un anglais stéréotypé voire, pour certains, quasi inintelligible. Si les universités francophones veulent attirer les «meilleurs», il faut viser ceux qui sont suffisamment bons pour au moins ­essayer de développer la capacité à suivre des cours en français – en plus d’avoir, certainement, des compétences en anglais dont l’utilité est incontestée. Offrons-leur donc des cursus bilingues avec des cours en anglais, mais aussi en français.

5. Ce n’est pas l’offre de cours en anglais qui maximise l’afflux d’étudiants étrangers. En partant des chiffres de 2009 de l’OCDE sur la mo­bilité étudiante internationale et en tenant compte de la taille des pays concernés, on constate que les pays hôtes les plus surreprésentés sont majoritairement anglophones: ce sont la Nouvelle-Zélande (premier rang), l’Australie (2e), le Royaume-Uni (5e) et le Canada (6e). Mais l’Autriche (3e) et la Suisse (4e) sont très bien classées, suivies de la Belgique (7e) et de la France (9e). En d’autres termes, les pays non anglophones qui attirent le plus d’étudiants étrangers ne sont pas ceux qui ont le plus anglicisé leur système académique: ainsi, la Suède pointe au 8e rang, et les Pays-Bas au 11e. Les étudiants étrangers viennent donc aussi chez nous pour l’allemand et le français: veillons à ne pas jeter ces atouts aux orties.

6. Arrêtons de mélanger enseignement et recherche et de confondre les différents «moments» d’un processus de recherche. C’est un privilège de pouvoir évoluer dans une communauté mondiale de chercheurs, et si l’anglais nous y aide, profitons-en (du reste, le soussigné utilise l’anglais tous les jours, et avec plaisir, dans ses activités de recherche). Mais ceci ne concerne pas tous les stades de la recherche, qui inclut aussi toute la communication, largement en langue locale, au sein d’une équipe scienti­fique. L’usage de l’anglais à certaines étapes de la recherche ne justifie en aucune façon qu’une faculté universitaire sise dans un pays francophone prétende n’offrir que des MA principalement, voire entièrement, en anglais. N’oublions pas que le public et les usagers, ce sont aussi les contribuables qui financent l’université, et ils ont le droit de demander à celle-ci d’enseigner dans leur langue.

7. Les langues ne sont pas neutres. On n’a pas forcément les moyens de penser les mêmes ­choses dans différentes langues. Les exemples sont légion et ceci devrait nous amener, surtout dans l’enseignement et la recherche, à tout faire pour éviter l’uniformité. Ainsi, dans Le Temps du 10 mai 2013, l’ancien chef de la division santé mentale de l’OMS reconnaît que l’unilinguisme du DMS (le Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux, qui a été pensé et rédigé en anglais) généralise une pensée unique sur le trouble mental, alors que ce qui vaut pour ­trouble mental est éminemment contextuel, et dépend d’une vision culturelle, portée par la langue, de la maladie et de la santé. L’uniformisation linguistique est très probablement un frein au progrès et à la diffusion des connaissances.

8. Même si les langues sont parfaitement interchangeables et transparentes, l’abandon de telle ou telle langue entraînera immanquablement des «pertes de domaines». Dès lors, certaines réalités (celles des domaines concernés) ne seront à terme plus dicibles, ni par conséquent analysables, dans les langues qu’on aura abandonnées, comme le rappelle une récente recommandation (novembre 2011) de la Conférence allemande des recteurs d’université. Prétendre que la présence de l’anglais dans les universités francophones n’a aucun impact sur le devenir de la francophonie, c’est ignorer les processus de profondeur en macrodynamique des langues. Si encore on observait une présence comparable du français dans les systèmes universitaires anglophones... mais nous savons tous qu’il n’en est rien.

9. Le problème n’est pas l’anglais, mais l’hégémonie linguistique. Que la langue dominante soit l’anglais, le klingon, le français ou le wolof n’a guère d’importance: c’est l’hégémonie qui entraîne l’uniformisation, laquelle favorise la pensée unique, qui à son tour bride la créativité et l’innovation – sans même parler du mortel ennui qui naît de l’uniformité. Défendre le français face à l’anglais (et peut-être, dans vingt ou trente ans, l’anglais face au mandarin) n’a donc rien à voir avec un chauvinisme imbécile: c’est un engagement bien compris pour la diversité, elle-même créatrice. Dans la recherche, la langue est un outil de travail, et cela vaut surtout pour la langue maternelle: l’abandonner, c’est dévaloriser son outil de travail et scier la branche sur laquelle on est assis. Le véritable enjeu n’est pas celui du français contre l’anglais, mais celui du plurilinguisme contre l’uniformité.

Face à ces constats, comment expliquer que des arguments plutôt faibles restent si complaisamment colportés? C’est peut-être dû à un phénomène connu des économistes sous le nom de «bien collectif». En effet, il est des cas, comme ici, où le bilan des avantages et des inconvénients est fort différent selon le niveau de lecture auquel on se place:

1. du point de vue des individus, il est très rémunérateur de maîtriser plusieurs langues, et dans certains pays comme la Suisse ou le Canada, ces avantages sont chiffrés. La rentabilité du plurilinguisme est clairement établie; du reste, des langues autres que l’anglais s’avèrent parfois plus rentables;

2. au niveau des sociétés, l’uniformité est stérilisante, dangereuse pour la créativité et l’innovation et, partant, pour la prospérité – sans même parler des transferts très inéquitables qu’elle entraîne;

3. au niveau intermédiaire d’une université ou d’une faculté particulière confrontée à la concurrence d’autres établissements, une lecture (naturellement sectorielle) des bénéfices et des coûts des différentes stratégies linguistiques conduit à sous-évaluer les risques issus de la convergence vers une langue unique. Il n’est pas étonnant que des intérêts sectoriels ne convergent pas avec l’intérêt général, mais en bonne politique publique, c’est la vision la plus générale qui doit guider nos décisions.

Au fond, le problème rappelle celui que l’on rencontre en matière d’environnement. Songeons par exemple à l’exploitation des ressources halieutiques. Pour en assurer un usage sou­tenable, il nous faut des politiques publiques appropriées, et l’heure des solutions purement locales ou nationales est passée depuis longtemps: la gouvernance de certaines ressources, de nos jours, doit être mondiale et bien coordonnée. Sans doute en sommes-nous là en matière de langue: l’uniformité linguistique est ­néfaste pour nous tous, et il nous incombe de promouvoir la diversité dont nous sommes tous porteurs, y compris en tant que francophones ouverts sur les autres langues. Dès lors, il faut commencer à penser l’engagement pour la diversité au niveau international et mettre sur pied une concertation débouchant sur une gouvernance linguistique mondiale. Comme en ­matière d’environnement, c’est la condition d’une diversité vivante, créative et soutenable.

François Grin pour LE TEMPS

Le 13 juin 2013

Anglais à l'université : 'une nécessité vitale' pour Bruno Sire

Ainsi, un président d’université toulousaine juge l’enseignement en anglais « vital » pour l’Université toulousaine…

En fait les seuls arguments qu’il énonce pour défendre la très contestée loi Fioraso relèvent de l’obsédante recherche de compétitivité, d’attractivité et autres « vertus » au ras du tiroir-caisse.

A supposer que ces arguments soient valables sur leur terrain (le commerce des idées a décidément peu à voir avec les idées de commerce), cela est-il indifférent à notre augure d’appeler à la marginalisation de notre langue maternelle sur le sol national et de contribuer à cette drôle d’ « ouverture sur le monde » qu’est l’imposition dans toute l’UE d’une langue unique et de ce qui va avec : l’uniformité des modes de pensée qui est le contraire même de la culture.

Et si, sans négliger l’occitan, qui fait partie du patrimoine national et ne doit pas être opposé à la langue commune de la République, nous résistions aussi PAR LA LANGUE à cet alignement des nations qui conduira tôt ou tard à la marginalisation des Français non-anglophones et pour finir, à l’ « évaporation » en douceur de notre pays, de sa culture et de ses acquis sociaux originaux ?

Georges GASTAUD

Anglais à l'université : 'une nécessité vitale' pour Bruno Sire

Bruno Sire sur vousnousils.fr

Le 5 juin 2013

Réponse de LEON LANDINI au triste Sire

Monsieur Bruno Sire ne fait que répéter ce que les ennemis de la langue française nous servent déjà depuis pas mal de temps.

Pourtant, quoi qu’en dise ce Monsieur, à l’étranger que cela lui plaise ou non, la langue française malgré beaucoup d'aléas, reste à travers le monde, la langue du pays de la Révolution - La langue du pays des droits de l'Homme - La langue de la Commune – La langue de la France, le seul pays au monde où les bâtiments publics portent ces trois mots : Liberté - Égalité – Fraternité.

C'est également la langue  des grandes grèves de 1936 où le patronna malgré toute son arrogance a du mettre un genou à terre, devant l'union de la classe ouvrière qui exigeait des conditions pour mieux vivre.

C'est celle utilisée par le Conseil National de la Résistance, dont nous allons prochainement célébrer le soixante dixième anniversaire et qui nous a légué un programme que les travailleurs de beaucoup d'autres Nations nous ont envié.

La France c'est aussi le pays d'un peuple frondeur qui a su dans les moments difficiles  de notre histoire se dresser et faire rendre gorge aux exploiteurs.

C'est pour effacer le passé d’un peuple révolutionnaire de la mémoire collective, qu'aujourd'hui tous les moyens sont utilisés.

Pour nous y contraindre, nos gouvernants, sous les directives de l’UE souhaitent nous faire tout oublier.

Tout oublier, y compris notre propre langage.

Tout est fait pour faire disparaître le mauvais exemple que notre peuple a apporté et apporte par sa combativité aux peuples exploités du monde entier.

Effacer l’histoire de notre pays est une entreprise commencée il y a de nombreuses années déjà.

C’est pour toutes ces raisons, que l’histoire de France et tout particulièrement l’histoire contemporaine, n’est depuis longtemps pratiquement plus enseignée dans nos écoles.

Quelle désespérance, lorsque je me rends dans des Lycées ou des collèges pour effectuer une conférence sur la Résistance, de constater que la grande majorité des professeurs d’histoire que je rencontre ne connaissent que peu ou pas du tout le programme du Conseil National de la Résistance.

Afin de faire disparaître la France en tant que nation, nos gouvernants, ne respectent ni la démocratie ni la volonté exprimée par les Français.

En effet, le 29 mai 2005, malgré une intoxication médiatique hors du commun, au cours d’une campagne destinée à nous faire accepter par référendum une Constitution qui nous assujettissait totalement à l’UE, 55 % des français ont voté NON.

Quelques temps plus tard, Sarkozy, à peine élu président de la République, avec l’aide et l’appui d’une bonne partie des sociaux-démocrates, s’asseyant allègrement sur le vote de 25 millions 600 000 français, nous a imposé le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution refusée.

Toujours, avec la même volonté, voici que ses successeurs essaient de nous imposer une régionalisation où les langues régionales deviendraient langues officielles et où la langue française serait vouée à une disparition.

Pour nous convaincre du bien fondé de la disparition de notre langue, des individus, tels Bruno Sire et malheureusement il n'est pas le seul, nous expliquent que c'est pour le bien de la jeunesse française qu'il faut abandonner notre langue.

Bruno Sire nous invente des histoires abracadabrantes pour essayer de nous faire croire que les professeurs ou les étudiants étrangers qui viennent chez nous, ce n'est pas pour se perfectionner en français, non surtout pas, mais pour apprendre à notre peuple ignare que la seule langue qui vaut c'est celle de l'Amérique, celle du pays phare régissant mondialement l'exploitation de l'homme par l'homme.

Il faut vraiment nous prendre pour des imbéciles que de vouloir nous faire croire  'Que les professeurs et les jeunes étudiants étrangers qui viennent en France ne souhaitent  pas du tout parfaire  leurs connaissances en français, non !  Ils viennent en France pour nous enseigner  l'anglais et que si nous les contraignons à parler français ils ne viendront plus'.

Sérieusement, ne pensez-vous pas que si ces personnes voulaient vraiment se perfectionner en anglais, c’est l’Angleterre qu’ils auraient choisis plutôt que la France ?

Profitons du soixante-dixième anniversaire du programme du CNR pour rappeler que ce programme ne pouvait être appliqué que dans une France libre et indépendance et dont la langue était le français.

Combien de mes camarades sont morts sous les balles de l’occupant en criant en français, vive la France !

Pour défendre notre langue ainsi que l'avenir de nos enfants, utilisons cette phrase de Jean Moulin : 'écartons tout ce qui nous divise et recherchons tous ce qui nous rassemble' car ce n’est que tous ensemble que nous défendrons notre langue, notre pays et l’avenir de nos enfants.

Léon LANDINI pour le Bureau du CO.U.R.R.I.E.L.

Le 10 juin 2013

la réponse (convenue) de la présidence de la république aux associations de défense de la langue française

Il suffit de lire, sans effort, entre les lignes pour voir la faible considération où notre langue est réellement tenue : ainsi préparer nos étudiants à exercer des responsabilités à l'international serait bel et bien, directement, les former en anglais... Bel aveux par quoi se termine cette réponse affligeante : le projet de loi vise bien aussi à (dé)former NOS étudiants, et c'est parce que le monde des responsabilités ne serait plus qu'anglophone... !

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Déclaration commune CO.U.R.R.I.E.L. F.N.L.P.

La bataille fait rage sur le projet de loi Fioraso...

...qui, entre autres dérives néolibérales, démantèle la loi Toubon à l’Université et donne un signal fort des autorités à la prolifération illégale et tous azimuts du tout-anglais dans notre pays.

Cette politique de SUBSTITUTION du « business Globish » à la langue de Molière n’est pas seulement portée par le MEDEF (« ready for the future » !), par l’U.E. – qui en violation de ses traités, tente d’officialiser l’anglais comme « la » langue de l’Europe - , par les milieux dirigeants de l’UMP (notamment par J-F. Coppé) et par le gouvernement lui-même. Ce dynamitage linguistique est également soutenu avec virulence par la fausse gauche (cf aujourd’hui même, 21 mai, la Une en anglais de Libération, qui aurait avantage à se rebaptiser Collabolwécheun’).

Bref, ceux qui démolissent les acquis sociaux, les services publics, le « produire en France » et la souveraineté même de la nation au nom de la mondialisation néolibérale et de l’Europe supranationale, s’acharnent aussi très logiquement sur ce socle du lien social que constitue « la langue de la République » (cf l’article II de la Constitution).

Reste également « dans les tuyaux » du gouvernement la Charte européenne des langues régionales et minoritaires qui, sous prétexte de promouvoir les langues régionales (ce qui est légitime mais doit s’effectuer dans le cadre de l’Éducation nationale, et en rendant à l’enseignement du français les moyens qui lui ont été retirés depuis des décennies), vise en fait à « désétablir » le français et à accompagner « culturellement » le démontage en cours de la République une et indivisible (« régions transfrontalières », « acte III de la décentralisation », substitution des « euro-pôles » aux Communes et aux départements hérités de la Révolution, remise en cause de l’idée d’une loi unique sur tout le territoire national…).

Par bonheur, la protestation monte contre le projet Fioraso et contre son indécent volet linguistique. Une partie de la gauche politique et syndicale prend conscience que l’attentat contre la langue vise au cœur la République et le monde du travail. Il faut rendre hommage à ce sujet à l’engagement linguistique incessant du député communiste Jean-Jacques Candelier, du Pôle de Renaissance Communiste en France, du M’Pep, des clubs Penser la France, du journal BRN...

Quant au CO.U.R.R.I.E.L., son rôle irremplaçable d’association progressiste consiste depuis des années à alerter spécifiquement le mouvement syndical et la gauche militante, sans pour autant cesser d’agir à l’unisson des autres associations de défense du français.

Dans la dernière période, il faut saluer l’initiative du député socialiste P. Amirashi, qui a réuni 40 signatures de députés PS sous une pétition condamnant l’aspect linguistique du projet Fioraso. Enfin le Parti de gauche, que le Courriel avait rencontré pendant la campagne électorale, vient de publier un communiqué dénonçant fermement l’ « atlantisme de Genevière Fioraso ».

Indépendamment de toutes les initiatives citées ci-dessus, notre association est heureuse de diffuser le communiqué qu’ont rédigé ensemble la Fédération Nationale de la Libre Pensée et le CO.U.R.R.I.E.L..

Le Bureau du CO.U.R.R.I.E.L.

Léon Landini, Georges Gastaud, Matthieu Varnier, Simone Bosvreuil, Jonathan Van Rhijn, Gaston Pellet. Le 21 mai 2013

Déclaration commune CO.U.R.R.I.E.L. F.N.L.P.

Le 20 mai 2013

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Loi FIORASO

SupAutonome : communiqué du 23 mai 2013

Affaiblir le français c'est affaiblir la France !

Il y a toujours eu dans l'Enseignement Supérieur français des cours donnés en langues étrangères : par exemple, bien sûr, des cours de langues vivantes, mais aussi, notamment dans les écoles de commerce, des cours destinés à former des cadres à l'exportation ou susceptibles d'être expatriés, ou encore dans les soutenances de thèses en co-habilitation… et c'est normal. Mais l'article 2 de la loi présentée par l'actuelle Ministre de l'Enseignement Supérieur, en particulier par ses motivations, va bien au-delà d'une ouverture légitime, quand elle est mesurée, à un véritable plurilinguisme : c'est la place du français dans la culture internationale et, à terme, la place de la France dans le monde qui sont en cause. Mme Fioraso pense attirer des étudiants étrangers en développant les enseignements en anglais dans l'enseignement supérieur français. Cet argument est non seulement faux, mais dangereux pour la place du français dans le monde.

Cet argument est faux car on sait bien que certaines nuances de pensée (et dans certaines disciplines ces nuances sont le cœur même de la pensée) ne peuvent s'exprimer que dans sa langue maternelle: si un français ou un allemand fait cours en anglais, même s'il a une excellente connaissance de cette langue, il ne pourra pas exprimer les mêmes nuances qu'un anglophone. À ce jeu, c'est toujours l'anglophone qui l'emportera et les étudiants étrangers préfèreront s'inscrire dans des universités anglophones… à moins que l'université française, dont l'honneur est d'être généreuse dans son ouverture à des candidats étrangers à condition qu'ils sachent parler et écrire français, ne remplace tous les universitaires français par des anglophones ! Un collègue physicien défendait l'usage exclusif de l'anglais dans les colloques scientifiques internationaux par l'argument suivant : nous, étrangers, parlons un “petit anglais” très simplifié et les anglophones sont obligés de rabaisser leur anglais à ce niveau. Quel désastre pour l'esprit humain (et pour l'anglais lui-même) ! Les langues constituent dans leur diversité un patrimoine mondial immatériel : quel appauvrissement et quelle régression ce serait pour l'esprit si tous les chercheurs et penseurs, dans toutes les disciplines, ne s'exprimaient plus que dans un “basic english” ! Quand Rome a dominé le monde, le latin n'a pas supprimé le grec (ni les langues extérieures à l'Empire).

Mais il y a plus : l'argumentation fallacieuse de Mme Fioraso met en danger la francophonie et la place du français dans le monde : est-ce que les étrangers francophones viendront dans nos universités pour recevoir des enseignements en anglais ? Faudra-t-il prévoir des cours d'anglais pour permettre à des étudiants étrangers francophones de suivre nos enseignements ? Que serait une université française enseignant en anglais ? Une fois que toutes les élites africaines auraient été formées en anglais, pourquoi conserveraient-elles le français comme langue officielle de leur pays ? Accepter l'argumentation de Mme Fioraso, c'est tirer un trait sur la francophonie !

C'est aussi renoncer au statut international de la langue française. Nous avons jadis entendu au CNESER un ancien président professeur d'économie dire : il faut faire tous nos enseignements de master et de doctorat en anglais ; le français, les étudiants étrangers l'apprendront avec leur copine française ou en allant au café. Ce qui en clair signifie : il n'y aurait plus qu'une langue de culture, une langue noble permettant d'exprimer une pensée économique, scientifique, juridique, littéraire, philosophique, et le français devrait devenir un dialecte utilitaire limité à la vie quotidienne. De fait, si le français n'est plus reconnu, même en France, comme une des langues de culture (il n'est pas question d'opposer le français à l'anglais, mais de revendiquer le plurilinguisme comme richesse culturelle de l'humanité), il perdra son statut de langue internationale. Comment se fera entendre la voix de la France dans le concert des nations quand le français aura perdu son statut de langue culturelle internationale ? Toucher au français dans l'enseignement supérieur, c'est accepter le déclin de la France.

Michel Gay, Secrétaire général de SupAutonome

Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome

L'anglais, langue unique : une tragédie pour la France 

Il est dommage de penser que la clairvoyance des étudiants n'est plus de notre époque : dans une économie concurrentielle, certains pensent trouver un emploi en parlant anglais; c'est sans doute juste à court-terme, mais cet avantage concurrentiel disparaîtra lorsque tous les étudiants parleront cette langue.

L'emploi dépendra alors d'un autre critère .... Et ainsi, la langue française aura disparu pour rien d'autre qu'une illusion.

Libre réaction de Joël JALLAIS à la loi Fioraso

Joël JALLAIS, Professeur Émérite de l'Université de Rennes 1 22 mai 2013

Projet de loi sur l’enseignement supérieur: Les raisons de la grogne

Un article du journal gratuit « 20 minutes » contre la loi Fioraso :

«Si nous laissons l’anglais s'introduire dans nos universités, si nous le laissons, seul, dire la science et le monde moderne, alors le français se mutilera et s'appauvrira. Il deviendra une langue banale, ou pire, une langue morte» Bernard Pivot

LE COURRIEL s’adresse au sénateur D. Watrin (PCF, 62)

Le Courriel, association progressiste de défense de la langue française contre le tout-anglais, demande à tous les députés et sénateurs communistes, socialistes, mais aussi patriotes et républicains, de combattre durement le projet Fioraso, à la fois néolibéral dans ses dispositifs structurels, et destructeur sur le plan linguistique.

La langue unique imposée à la France, à l’Europe et au monde (sous le prétexte fallacieux d’en réguler l’usage), ce n’est pas un gage d’ouverture, c’est la mise en place insidieusement totalitaire de la pensée, de l’économie, de la politique uniques, avec à la clé d’énormes discriminations linguistiques contre les classes populaires et d’énormes privilèges supplémentaires pour la prétendue « élite mondiale anglophone ».

Merci de consulter le site du COURRIEL et de lire notamment le communiqué commun du COURRIEL et de la Libre Pensée.

PS: Les protestations se multiplient dans les milieux syndicaux et culturels. Brisons la censure qui frappe jusqu’ici le débat sur la politique linguistique de la France, soutenons le projet de commission d’enquête parlementaire sur la situation linguistique de la langue proposé par le député communiste du Nord, J.-J. Candelier.

Pour le COURRIEL, Georges Gastaud 22 mai 2013

Soyons résolument « modernes » : des cours en chinois dans les facs françaises !

Le site « Mémoire des luttes » prend à son tour parti contre la loi fioraso.

Soyons résolument « modernes » : des cours en chinois dans les facs françaises !

Bernard Cassen, Secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac 22 mai 2013

Un enseignement en anglais dans les universités françaises ?

Claude Truchot 22 mai 2013

ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré

Le collectif « Indépendance des Chercheurs » prend position contre la loi Fioraso !

ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré (I)

Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » 18 février 2013

ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré (II)

Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » 20 mai 2013

Langue française et mondialisation (I)

Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » 25 février 2013

Langue française et mondialisation (II)

Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » 21 mai 2013

Langue française et mondialisation (III)

Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » 23 mai 2013

COMMUNIQUÉ DU PARTI DE GAUCHE :

NON A L’ATLANTISME LINGUISTIQUE DE GENEVIÈVE FIORASO

Il y a de multiples raisons de s’opposer au projet de loi sur l’enseignement supérieur qui sera défendu le 22 mai à l’Assemblée nationale par Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’une des dispositions de ce texte suffit déjà pour que le PG s'y oppose : l’article 2 qui prévoit la possibilité de dispenser les enseignements en « langue étrangère », c’est à dire en anglais. Elle est révélatrice de la vision purement – et faussement - utilitariste qu’a le gouvernement de l’Université et du travail scientifique.

L’argument avancé est que, dans la mesure où le français constituerait un obstacle à la venue de brillants étudiants étrangers dans nos universités, il faut leur faire cours dans la seule « langue internationale » que serait l’anglais.

Cette posture est une accumulation de contresens et de gravissimes fautes politiques :

- les étudiants étrangers qui aspirent à venir en France ont des raisons particulières de le faire. Ils sont parfaitement capables d’apprendre en peu de temps la langue française, surtout dans leur domaine de spécialité ;

- s’ils veulent des enseignements en anglais, il ne manque pas d’universités des pays anglophones pour les accueillir. Pour eux, l’original sera toujours préférable à une copie plus ou moins approximative ;

- les étudiants étrangers (Chinois, Brésiliens, etc.) ne maîtrisent pas nécessairement l’anglais ;

- les étudiants venant de pays francophones, en premier lieu d’Afrique, auront tout lieu de se sentir trahis puisque c’est la France elle-même qui renoncerait au français comme langue de la connaissance scientifique ;

- quant aux étudiants français eux-mêmes, ils seront censés parler l’anglais comme si la France était un pays officiellement bilingue. Faut-il rappeler que l’article 2 de la Constitution dispose que « la langue de la République est le français » ?

Si l’on ajoute à cela que les enseignants devraient désormais être sélectionnés non plus simplement sur leur compétence, mais aussi sur leur capacité à s’exprimer en anglais, on mesure l’étendue des bouleversements que propose Mme Fioraso.

On reste pantois devant un aveuglement aussi suicidaire qui revient à dévaloriser l’excellence de l'enseignement et de la recherche français et en français, et à faire une croix sur la francophonie pour un bénéfice nul. On ne peut expliquer un tel reniement que par des raisons idéologiques, par un atlantisme linguistique qui accompagne une aspiration à la servitude volontaire vis-à-vis du monde anglo-saxon, caractéristique notoire des « élites » françaises.

Le Parti de gauche condamne catégoriquement le projet de loi de Mme Fioraso et appelle les députés et les sénateurs à le rejeter.

Eric Coquerel, Secrétaire national

Patrice Perdereau, membre du BN, animateur de la commission enseignement supérieur et recherche mai 2013

Un projet ultra-libéral, un projet de précarisation, un projet de destruction de la langue française

Une certaine gauche, à travers notamment le projet de Loi Fioraso vient de démontrer à son tour son tropisme libéral et son alignement atlantiste : dans le domaine de la langue commune, cette capitulation-collaboration vis à vis des exigences bien connues de la Finance et du haut patronat transnational fait courir un réel danger à ce plus petit dénominateur commun de notre peuple : la langue française.

Alors que l'on parle fort, et beaucoup, euro-régionalisation des états-nations, sur des bases linguistiques (régionales) confinant à l’ethnique, que l'on cherche à tribaliser ainsi la République en un conglomérat impuissant de territoires morcelés : une cacophonie de poussins pialliants pour remplacer le Coq.., la défense de la langue de la Nation devrait animer chacun de nous. Comme la santé, l'eau, l'air pur, ce n'est qu'en la perdant qu'on en mesurerait enfin les conséquences, et comme cet élément si naturel, si évident, est un socle inaliénable de nos vies, de nos luttes. Défendre le droit farouche à parler sa langue natale dans son pays, à en user au travail, dans nos loisirs, dans nos études, et dans tous les domaines de l'espace public, c'est défendre le cœur de la Nation, le premier facteur d'identification et de rassemblement de nos concitoyens, et tout l'historique, toute la mémoire vivante de nos acquis sociaux et philosophiques.

Tout est à défendre aujourd'hui ; mais est-il une cause, un acquis menacé, qui touche aussi profondément aux racines de notre contrat social, qui s'en prenne à ce point au ferment de notre combativité ? Une agression libérale qui nous ôte jusqu'aux mots de la bouche, ces mots d'ordre lancés de grèves en manifestations, ces termes forts, nets, sans appel, gravés sur les pavés, ces mots simples mais francs par lesquels exiger un monde plus juste.

Aujourd'hui, nous en sommes là ; le droit à parler notre propre langue, et tout l'espace publique, sont à reconquérir. Rejoignez nous ! La charge est menée depuis longtemps, s’accélère... mais la Résistance, elle, ne fait que commencer.

NI LANGUE UNIQUE NI DOUBLE LANGAGE !

M. le Premier Ministre vient de publier une circulaire qui appelle toutes les administrations à respecter le français « langue de la République ». Le Courriel ne peut que souscrire à cette noble intention de M. Jean-Marc Ayrault.

Dans le même temps, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, présente aux parlementaires un projet visant à neutraliser la loi Toubon à l’université. Ce projet promeut en effet l’anglais comme langue d’enseignement en violation de la constitution et de la loi Toubon. Même si Mme Fioraso prétend hypocritement « encadrer » l’utilisation universitaire de l’anglais, chacun devine qu’en fait, il s’agit d’un feu vert majeur donné à ceux des présidents d’université qui veulent massivement angliciser l’enseignement, comme c’est déjà le cas dans nombre de grandes écoles qui violent grossièrement la loi avec la complicité des gouvernements successifs.

Il est donc urgent que M. Ayrault rappelle explicitement à l’ordre sa ministre anglomane. Sans cela, la circulaire de M. Ayrault relèverait, au mieux, de la cacophonie gouvernementale, au pire, d’une double injonction et d’une double langage insupportables.

Pragmatisme ou renoncement sur France2.

Enfin une couverture médiatique ! La « polémique » autour de la loi Fioraso a été présentée dans le 20h de France2 du 15 mai 2013 avec, en intervenants, Michel Serres et Claude Hagège.

David Pujadas nous y livre son analyse superficielle de la situation dans un exercice classique de soutient sans faille à la pensée unique atlantiste. Questions orientées, logique fallacieuse, petit sourire narquois pour décrédibiliser Claude Hagége... tout y est !

La mort du français à l’université

En réponse au 20h de France2 du 15 mai 2013 : voici une transcription parfaite et une analyse très fine, une exégèse du “sujet”, par un connaisseur de la communication médiatique. Ph. Arnaud est philosophe, passionné de littérature, anglaise notamment et de cinéma.

L'article sur legrandsoir.info

Philippe ARNAUD Le 18 mai 2013

Lettres ouvertes de Claude WEISZ.

Le cinéaste, très impliqué dans la défense de la langue, nous livre sa refléxion sur les conséquences de l'adoption d'une telle loi.

ENSEIGNER EN ANGLAIS DANS LES UNIVERSITES FRANÇAISES : QUELS EFFETS PRÉVISIBLES ?

Claude Truchot démontre, par l'exemple des pays qui nous ont devancés en servilité et s'en mordent ouvertement les doigts, que non seulement le projet Fioraso est honteux, mais qu'en plus il est inefficace...

Enseignement en anglais: plus de 40 députés PS montent au créneau

PARIS, 14 mai 2013 (AFP) - 18h31 heure de Paris - Un amendement signé de plus d'une quarantaine de députés PS propose de supprimer l'article du projet de loi sur la recherche et l'enseignement supérieur qui étend les exceptions pour l'enseignement universitaire en France en anglais, a-t-on appris mardi de source parlementaire.

La loi Toubon de 1994 écrit expressément que la langue de l'enseignement est le Français et prévoit des exceptions. L'article incriminé du projet de loi porté par la ministre Geneviève Fioraso étend ces exceptions, notamment dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'Union européenne, entre autres au nom de l'attractivité des universités françaises.

« En posant l'anglais comme condition de l'attractivité de nos universités, nous courons le risque de marginaliser les étudiants francophones et ceux souhaitant apprendre notre langue », soulignent les députés dans l'exposé des motifs de leur amendement, qui déplore « un recul par rapport à la loi Toubon de 1994 ».

« Cette loi prévoit déjà des exceptions pour +les écoles étrangères ou spécialement ouvertes pour accueillir des élèves de nationalité étrangère, ainsi que les établissements dispensant un enseignement à caractère international+. Dès lors, cet article n'a pas d'utilité », expliquent ces députés, dont Pouria Amirshahi, initateur de l'amendement, Jérôme Guedj, Laurent Baumel, Patrick Mennucci, et Daniel Goldberg.

Ce projet de loi est examiné mardi et mercredi en commission à l'Assemblée nationale et sera débattu dans l'hémicycle la semaine prochaine. Plus de 750 amendements sont à étudier, a indiqué à l'AFP le rapporteur du texte, Vincent Feltesse.

Il a expliqué que sur cette question de l'enseignement en anglais un « point d'équilibre » sera trouvé, évoquant un amendement du président de la commission des Affaires culturelles, Patrick Bloche, prévoyant des garanties et des contreparties.

Mme Fioraso, a récemment déploré une « polarisation » des débats sur cette question des cours en langues étrangères alors que texte comporte 60 articles. Il est vrai que le sujet a fait couler l'encre des intellectuels.

Ainsi le linguiste Claude Hagège, professeur au collège de France, a signé une tribune intitulée « Refusons le sabordage du français » tandis que la prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi souscrit au contraire au projet. Fin mars, l'Académie française avait estimé qu'il « favoris(ait) une marginalisation de notre langue » et demandé au gouvernement de renoncer.

La ministre a relevé qu'« il exist(ait) déjà plus de 700 formations en langue étrangère, principalement en anglais, qui sont dispensées surtout par les écoles, très peu à l'université ».

Dans les écoles, les cours en langues étrangères existent depuis « 15 ans » et « personne n'a jamais trouvé quoi que ce soit à y redire », avait-t-elle ajouté.

Jean-Jacques CANDELIER, Député du Nord Le 15 mai 2013

Que le journal Le Monde ait au moins le courage de s’écrire en anglais et de se rebaptiser The World !

Le journal Le Monde n’a que du mépris pour les défenseurs du français qui ne sont à ses yeux que de vieux ringards, incapables de comprendre les enjeux du “monde moderne”. “Monde” qui sera américanisé ou ne sera pas, “moderne” car étasunien, soumis, aliéné, dépouillé de sa langue, de son histoire et de sa culture.

Et cela vaut pour tous les pays du monde (pas celui-la, l’autre, le vrai) occidental.

Si Hugo pouvait revenir avec la bataille d’Hernani, les conclusions seraient tellement plus romantiques !

Ceci dit, celui qui a pensé à ce rapprochement est diablement pervers !

Réforme des universités : pour ou contre les cours en anglais ? - Le Point

Un article paru dans le Point. Le titre est très explicite. Davantage que les propos du Président Hollande et de sa ministre.

“Des arguments que n'ont pas manqué de recevoir la ministre et François Hollande, qui ont tous deux tenu à répondre à Hélène Carrère d'Encausse par voie de courrier. Ainsi, le chef de l'État tient à préciser que la « défense » de la langue française « passe par l'attractivité de notre pays, tout particulièrement vis-à-vis des jeunes étrangers ». Et de vanter l'idée que développer les échanges entre universités attirera « des étudiants qui ne manqueront pas d'être séduits par notre langue et notre culture ». '( ahurissant de fausseté en même temps qu’affront au bon sens le plus élémentaire, on leur enseignera en anglais en France; notre culture française est tellement fascinante qu’elle leur sautera aux yeux d’elle-même, et une fois rentrés chez eux, ils s’empresseront de divulguer la bonne parole que nous, nous aurons négligé de leur faire connaître...).

Dans une autre missive adressée à la secrétaire perpétuelle de l'Académie française, la ministre se veut rassurante, insistant sur les dispositions légales et les conditions indispensables qui encadreront un enseignement en langue étrangère, ces « exceptions précises et limitées au principe général selon lequel le français est la langue de l'enseignement dans notre pays ».

Ces deux la doivent bien avoir quelque chose à cacher puisqu’ils ne font jamais clairement mention de l’anglais mais d’un « enseignement en langue étrangère ». Hypocrisie par ailleurs déjà soulignée par Orsenna et Pivot.

Simone Bosveuil Le 1 mai 2013

Réforme des universités : pour ou contre les cours en anglais ?

Le Point Le 30 avril 2013

L'Académie contre les cours en anglais

L'Académie française a demandé au législateur de renoncer à un projet de loi visant à relancer la réussite étudiante mais qui, selon elle, marginalise la langue française en introduisant des cours en langue étrangère, et d'abord en anglais.

Une prise de position historique : il est en effet très rare que cette vieille dame placide qu'est notre Académie française prenne ainsi ouvertement position dans un débat politique !

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Consultation préparatoire 2013

Du 6 au 27 mai 2013, le CO.U.R.R.I.E.L. lance une grande Consultation électronique : que chacun s'exprime !


Il s'agit pour nous d'une première, un grand débat internet structuré autour de 4 questions essentielles portant sur l'ensemble de la vie associative : la relation aux militants, les stratégies d'action, les domaines à privilégier, et la mobilisation des bonnes volontés.

-Somme toute, comment nous voulons fédérer, agir, sur quels sujets et avec qui.

Nous espérons que ces échanges seront également l'occasion de mieux nous connaître, et nous vous invitons à consulter les présentations que nous avons dressées : bilan de nos actions, éditorial de notre Président, et notamment, à travers les questions soumises au débat, le programme du bureau national ainsi que divers éléments de recul sur les réalités du travail associatif...

Pour participer à ces débats, ou simplement consulter les documents proposés :


La Consultation est ouverte à toutes et à tous, adhérents et sympathisants du CO.U.R.R.I.E.L ; vos choix et vos commentaires, et bien sûr la synthèse qui en sera faite, permettront au bureau national d'ajuster ses priorités, et les votes de nos adhérents formeront le socle de la prochaine Assemblée Générale, à venir courant 2013.

En vous espérant nombreux et en l'attente de recueillir vos avis,
Nos salutations militantes,

Le bureau du CO.U.R.R.I.E.L.

Le 6 mai 2013

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Commission d’enquête parlementaire sur les dérives linguistiques

Georges Gastaud, président de l’association COURRIEL (association progressiste de défense de la langue française et de la diversité linguistique contre le tout-anglais), Guillaume Beaudoin, responsable du COURRIEL pour l’action auprès des parlementaires.

Le COURRIEL porte à la connaissance de tous les amis de la langue française, littéralement assiégée en France même par les tenants du tout-anglais, la proposition portée par les députés dont le nom figure ci-dessous de constituer une commission d’enquête parlementaire sur la situation linguistique de la France.

L’assassinat programmé du français par l’oligarchie patronale, les eurocrates de Bruxelles et par tous ceux qui se font leur complice – y compris dans l’appareil d’Etat français – ne doit pas continuer à s’opérer en silence. Il faut imposer le débat sur ces sujets et la contribution dont M. Candelier, député communiste du nord, a pris l’initiative, doit absolument être largement connue et soutenue par un maximum de démocrates.

Merci de prendre connaissance de ce texte important et de le diffuser très largement.

Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX, Marc DOLEZ et Jacqueline FRAYSSE, février 2013 : PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les dérives linguistiques actuelles en France.

Pour en parler, l'invité de France Bleu Nord, inspirateur de cette proposition, Georges Gastaud, professeur de philosophie à Lens et président d'une association de défense de la langue française, Courriel :

En sus, M Jean-Jacques Candelier, député dont l'engagement est bien connu de nos militants, poursuit avec une Question écrite au gouvernement particulièrement pertinente :

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale de la proposition de loi n° 32, enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 2 juillet 2012 et renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Adoptée par le Sénat à l’unanimité le 10 novembre 2005, cette proposition de loi de M. Philippe Marini complétant la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française est bloquée à l’Assemblée nationale.

Il lui demande quand cette proposition de loi consensuelle de défense de notre langue nationale sera enfin mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale par le Gouvernement...

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Ensemble résistons !

Affiche Courriel

Affichez vos convictions et soutenez l'action du courriel partout en France !

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Charte des langues régionales et minoritaires

Ratifier la charte des langues régionales et minoritaires: inutile, inapplicable et dangereuse.

Le Président de la République s’est engagé pendant la campagne présidentielle à faire ratifier la charte des langues régionales et minoritaires. Cette volonté a été confirmée par le premier Ministre Jean-Marc Ayrault qui souhaite profiter de la prochaine modification de la constitution pour introduire cette charte dans l’ordre juridique français et va rencontrer les différents partis prochainement dans cet objetif.

Si nous estimons que les langues régionales et minoritaires doivent être préservées, la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires soulève d’inextricables difficultés et est contraire aux principes républicains.

Pour vous en convaincre et envisager les conséquences d’une ratification, nous allons nous appuyer sur deux documents qui donnent une idée des conséquences concrètes d’une telle ratification : la proposition de loi 3008 déposée 7 décembre 2010 à l’Assemblée nationale et le rapport 657 du 22 juin 2011 présenté au Sénat.

Un dispositif inutile :

Le rapport sus-mentionné pointait la diversité des situations des différents langues concernées tant en termes de nombre de locuteurs que d’étendue géographique. En outre, la constitution a de fait confié la responsabilité des langues régionales aux collectivités locales en les introduisant dans la partie consacrée aux dites collectivités.

Par ailleurs, les dispositions existantes permettent de proposer une offre déjà conséquente qu’il ne semble pas nécessaire d’accroître, ce à quoi s’ajoute une action importante de l’audiovisuel public.

En outre, l’investissement déjà fort de l’éducation nationale permet de répondre largement aux demandes exprimées. De même le service public de l’audiovisuel est également mobilisé à travers les contrats d’objectifs de France Télévision et Radio France.

Par ailleurs, de nombreuses dispositions demandées sont déjà possibles, que l’on pense par exemple à la possibilité de l’affichage en langue régionale.

Enfin, il convient de signaler que le coût potentiel des mesures énumérées par le texte pourrait se révéler extrêmement important.

Une application problématique :

On peut citer ici quelques exemples où l’application du dispositif serait proprement quasi impossible à réaliser.

Dans le domaine juridique, la loi française se compose de dizaines de milliers de page de texte. L’application de la charte induirait l’obligation de traduire celles-ci : on imagine bien à quel point une telle initiative serait coûteuse, à supposer même qu’elle soit possible même à long terme. En outre, l’usage des langues régionales dans la vie commerciale serait

source d’immenses difficultés : cela obligerait les tribunaux à traduire des documents en français avec toutes les difficultés inhérentes à ce genre d’exercice. Et quid du cas où les échanges se feraient entre l’Alsace et la Bretagne ?

De même, l’introduction de la co-officialité dans les assemblées délibérantes aboutirait à une situation identique : cela supposerait que les personnels de l’état chargés du contrôle de légalité maîtrise la langue régionale concernée. Or on imagine la difficulté : une même personne étant amené à changer d’affectation, elle devrait potentiellement apprendre au cours de sa carrière une ou plusieurs langues régionales, avec un degré de maîtrise suffisant pour faire face à la complexité des situations juridiques. Cette hypothèse apparaît grandement illusoire.

Enfin, la volonté de rendre l’enseignement obligatoire (avec droit de refus de la part des parents) ou de créer un droit opposable à l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement public semble tout aussi difficile à gérer au quotidien. Dans les deux cas, cela amènera l’enseignant à professer alternativement en deux langues. On peut souhaiter bon courage aux enseignants concernés…

Un danger pour la République :

La République française se définit comme une et indivisible. La ratification de la charte des langues régionales et minoritaires aboutirait à la création de droits collectifs et à la reconnaissance de minorités qui sont en pleine contradiction avec ce principe.

En outre, le fait d’enseigner en France dans une autre langue que le français apparaît particulièrement dangereuse dans la mesure où cela conduirait à faire de certains français de véritables étrangers les uns pour les autres par le biais de la langue, engendrant à terme une balkanisation aussi dangereuse qu’inquiétante.

Conclusion :

Inutile et problématique concrètement, la ratification de la charte est une erreur dramatique pour notre pays. La promotion des langues régionales est aujourd’hui assurée pleinement avec les dispositifs existants. Ce texte n’est pas un texte visant à protéger la diversité culturelle mais un texte politique qui vise à mettre à bas le modèle républicain français.

Nous appelons donc tous les élus de la République à rejeter ce texte et ainsi à manifester leur attachement à la langue française comme élément fondamental et indispensable de la cohésion nationale et sociale.

Guillaume Beaudoin, Secrétaire aux relations extérieures du COURRIEL

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ALERTE ROUGE SUR LA FRANCOPHONIE

Par Georges Gastaud (philosophe, président du Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique - COURRIEL), Régis Ravat (syndicaliste, président de l’Association francophonie avenir - AFRAV), Albert Salon (ancien ambassadeur, président d’Avenir de la Langue Française), Simone Bosveuil (agrégée d’espagnol), Gaston Pellet (résistant linguistique), Matthieu Varnier (ingénieur satellite).

On peut certes, comme Mme la ministre déléguée chargée de la Francophonie, se satisfaire du fait que le français est « la seconde langue la plus enseignée » au monde et que le français, ce « beau cadeau » est aujourd’hui parlé par 220 millions de personnes [1]. Il n’en reste pas moins que la situation de notre langue et de la francophonie internationale, partout bousculée et harcelée par l’avancée totalitaire du tout-anglais, se dégrade rapidement.

Hors de France d’abord

En Belgique, où – dans la quasi-indifférence de l’Union européenne (UE) et de l’État fédéral belge – des élus flamands extrémistes prétendent proscrire l’usage public du français. En Suisse, où une partie des élites alémaniques agit sans relâche pour substituer l’anglais première langue au français dans les écoles publiques. Au Québec, les élites anglo-formatées se font agressivement l’écho d’une campagne permanente des milieux dirigeants du Canada qui cherchent à liquider les lois assurant au français son statut de langue officielle de la Belle Province.

Même si nous devons être reconnaissants à l’Afrique de rester aux avant-postes de la francophonie internationale, il faut bien observer que l’édifice se lézarde rapidement au sud de la Méditerranée. Après le Rwanda qui, en 2009, a rompu avec la francophonie pour rallier le camp anglophone, le Burundi s’oriente vers le Commonwealth [2] Lors de sa visite officielle au Rwanda, le président gabonais, M. Ali Bongo Olimba a annoncé « étudier l’expérience rwandaise dans l’introduction du bilinguisme [3] » : et le dirigeant africain d’arguer malicieusement qu’après tout, nombre d’institutions françaises privilégient déjà l’anglais…

La situation n’est pas moins grave sur notre sol

Non seulement la loi Toubon, votée unanimement par le parlement en 1994, est bafouée par nombre de firmes qui se dénomment en globish et qui font leur publicité dans cet idiome approximatif, non seulement certains ténors de la chanson et du cinéma « français » trahissent de plus en plus la langue de Brassens et de Rohmer pour, prétendument, s’exporter en anglais, non seulement de grands évènements culturels subventionnés par l’argent public comme les Francofolies si mal nommées font une place grandissante à l’anglais, non seulement nombre d’émissions diffusées en prime time (sic) s’intitulent-elles en anglais (Flop TEN de L. Ruquier, Come on, Summertime, Down Town sur Inter, The Voice sur TF1, The Summer of Rebels sur Arte, etc.) sans que cela mobilise outre mesure le C.S.A., mais on observe un début de glissement, voire de basculement linguistique, au cœur même de l’enseignement public.

A l’initiative de Luc Chatel, l’école maternelle se prépare à plonger les bambins – qui ne maîtrisent pas encore les structures de leur langue… maternelle – dans un bain linguistique anglophone. Portée par le même ministre UMP et conservée telle quelle par M. Peillon, la réforme des lycées minore l’enseignement de notre langue et développe l’enseignement « en langues étrangères » (l’anglais se taille évidemment la part du lion…) des « disciplines non-linguistiques » : or, on ne sache pas que la réciproque vaille en Angleterre, où les bacheliers n’ont plus l’obligation d’apprendre une langue étrangère… Quant aux universités, leurs présidents ne se contentent pas de réclamer une exemption de la loi Toubon : la recherche, y compris parfois en sciences humaines, et plusieurs Grandes Écoles emmenées par feu le président si controversé de Sciences-Po, basculent illégalement à l’anglais.

Ces manageurs dépourvus de dignité nationale et de sens civique annulent ainsi le geste démocratique qui fut celui de Descartes en 1637 : c’est pour être compris du grand public de son temps que ce grand novateur écrivit en français (et non en latin) son Discours de la méthode. Déjà, nombre de grandes entreprises franciliennes imposent à leurs salariés de travailler en anglais : les choses en sont au point que des syndicats de toutes obédiences, confrontés à l’angoisse des cadres et des autres salariés [4] , sont amenés à revendiquer ce droit élémentaire : travailler en français en France ! Le record de discrimination linguistique est atteint quand de grandes entreprises recrutent ouvertement des anglophones de naissance [5] pour occuper leurs postes de direction : ce qui revient à instituer une préférence nationale à l’envers, non moins insupportable que la préférence nationale à l’emploi chère aux partis xénophobes !

A l’arrière-plan de cet arrachage géant de la langue de Molière, il n’y a pas seulement la « mode » (qui en décide, d’ailleurs ?) ou la mondialisation néolibérale – laquelle découle d’ailleurs de choix politiques. Nous affirmons que le basculement au tout-anglais découle d’une politique linguistique et culturelle totalitaire dont l’origine est à chercher du côté de l’oligarchie financière mondialisée et des milieux dirigeants de l’Union européenne.

Du côté du syndicat patronal européen dont l’ancien président, M. E.-A. Seillière, a donné le signal du basculement quand en 2006, s’exprimant devant le Conseil européen au nom de Business-Europe, il annonça devant Jacques Chirac – qui eut alors la dignité de quitter la salle – qu’il s’exprimerait « en anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ». Comment une telle déclaration déplairait-elle au MEDEF dont un récent manifeste intitulé Besoin d’aire appelle à en finir avec l’État national français pour « reconfigurer les territoires » et souhaite « une gouvernance européenne beaucoup plus intégrée pour aller vers des États-Unis d’Europe [6] » ?

Quant à l’UE, elle piétine ses traités fondateurs, qui lui font obligation de respecter « l’identité » des États-membres, en établissant officieusement – et bientôt, officiellement si le « saut fédéraliste » en cours va au bout de sa logique – la langue anglaise comme langue officielle de l’Union. Quand donc les peuples ont-ils été appelés à débattre de ces questions et à les trancher de manière démocratique ? Qui a consenti en notre nom ces incroyables transferts de souveraineté linguistique ?

Au contraire, une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours : pour une large partie de la droite, il faut certes ne rien dire qui puisse ralentir le sacro-saint « saut fédéraliste » souhaité par le haut patronat. De même l’« internationalisme » mal compris d’une certaine gauche favorise-t-il naïvement l’entreprise « globalitaire » sans précédent qui tente d’imposer au monde une langue unique (et avec elle, une politique et une économie uniques !). Mais en quoi la destruction de la diversité linguistique, chair et sang de la diversité culturelle mondiale, importerait-elle moins à l’humanité future que la nécessaire préservation de la biodiversité ?

A cette situation linguistique dramatique, c’est peu dire que le gouvernement n’apporte pas la riposte nécessaire. Certes nous n’en sommes plus au flamboyant mépris des francophones que cultivèrent « Sarko l’Américain », « Christine The Guard » ou le « French Doctor » Kouchner qui, ministre des Affaires étrangères, a osé déclarer que l’avenir de la francophonie passe… par l’anglais D [7]. Certes, il y a eu cet acte d’élémentaire dignité du chef de l’État demandant à M. Fabius de s’exprimer systématiquement en français à l’étranger. Certes, le candidat Hollande a pris position contre les cours universitaires dispensés en anglais. Il a même rappelé à nos ambassadeurs que « la promotion de la langue, de la création françaises, c’est l’affirmation d’une vision du monde qui fait place à toutes les cultures ».

Mais depuis le 6 mai 2012, les actes forts sont rares. Sollicitée par plusieurs associations de défense de la langue française, la ministre déléguée à la Francophonie botte en touche sur la question du tout-anglais [8] et n’a toujours pas répondu à la demande d’entrevue que lui avaient adressée ces associations. Rien n’est fait non plus pour annuler ou pour corriger la LRU, dite loi Pécresse, dont certains dispositifs incitent indirectement les universités à privilégier l’anglais. Pis, le candidat socialiste s’est engagé à faire ratifier la Charte européenne des langues minoritaires et régionales dont l’objet réel est de désétablir la « langue de la République » (article II de la constitution), alors qu’il y aurait mille autres manières de promouvoir nos langues régionales, ce patrimoine commun de la Nation (et pourquoi pas en outre, les langues de l’immigration là où c’est utile à l’intégration citoyenne ?) dans le cadre de la République indivisible héritée de la Révolution.

Que restera-t-il de notre langue lorsqu’elle sera prise en étau entre le séparatisme régional à prétexte linguistique et le tout-globish maastrichtien à l’échelle du sous-continent ? La langue de l’Édit de Nantes, de la Déclaration de 1789 et des Jours heureux promis par le CNR à la Libération, est-elle vouée à devenir en France, en quelques décennies, l’équivalent de ce qu’est devenue la noble langue gaélique en Irlande ?

Car si les langues mettent des siècles à émerger pour porter l’histoire d’un peuple, elles mettent fort peu de temps pour s’effacer, comme l’a montré Claude Hagège : comme en d’autres domaines de la vie sociale chamboulés par le néolibéralisme mondial, il faut donc se résoudre à résister franchement ou à collaborer honteusement. Parce que nous choisissons la première voie, celle de l’égale dignité entre les peuples, nous appelons nos concitoyens – et notamment les plus modestes, qui sont les plus menacés par le basculement en cours – à exiger des autorités qu’elles fassent respecter la loi à l’école, à l’entreprise, dans la « com », dans la vie économique et à l’université. Nous soutenons la proposition – enterrée par la précédente majorité politique – portée par le député J.-J. Candelier – d’installer une commission d’enquête parlementaire sur la situation linguistique de la France. Car ceux qui veulent substituer le Wall Street English [9] à la langue de Victor Hugo voudraient bien que l’assassinat linguistique pût s’imposer de manière « consensuelle », sans débat public. Ceux qui veulent au contraire que vive le message séculaire de liberté, d’égalité, de fraternité et de Lumières communes porté par notre langue, exigent qu’un large débat s’engage en France sur la politique linguistique de notre pays.

« Que les bouches s’ouvrent », citoyens ! Ne nous laissons pas couper la langue en silence !

Notes

[1] C’est ce que répond un conseiller de Mme Benguigui aux défenseurs de la langue françaises qui demandaient audience à la ministre chargée de la francophonie.

[2] Cf le site http://www.afrik.com/le-burundi-souhaite-rejoindre-le-commonwealth

[3] 'Le Gabon souhaite regarder de près l’expérience rwandaise dans l’introduction du bilinguisme', a affirmé le porte-parole de la présidence A.-C. Bilie-By-Nze lors d’une conférence de presse au retour d’A. Bongo des Nations Unies. Leparisien.fr ) ; cf aussi Rfi : Le Gabon veut se mettre à l’anglais

[4] Un colloque de la CFE-CGC s’est tenu le 7 mars 2012 (Parler anglais au travail: une source de stress et de fatigue). Également : Francophonie-avenir ; Youtube

[5] Le nom de code est « English mother tongue ». Il faut que les lecteurs puissent reconnaître cette formulation désormais courante dans les journaux pour cadres. Ce n’est pas céder à l’anglomanie que d’user de l’expression anglaise, c’est au contraire en marquer la brutale insolence. Mais tenant compte de votre remarque, je mets le français dans le corps du texte et l’anglais en note infrapaginale.

[6] Cf Le Monde Michel Noblecourt 15 février 2012.

[7] deux ou trois choses que je sais de nous, Laffont, 2006. « Il faut une francophonie ouverte à l’anglais. La francophonie ne doit pas être opposée à l’anglophonie ».

[8] Réponse datée du 14 septembre 2012, sous la signature de M. Patrick Lachaussée.

[9] Bien entendu, aucune hostilité de notre part contre la belle langue de Shakespeare. C’est le tout-anglais que nous visons clairement.

Le 1er novembre 2012

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Edito de Georges Gastaud, président du COURRIEL

Dans le dos du peuple français, qui n’est pas davantage consulté sur le basculement linguistique en cours que sur la ratification parlementaire à la sauvette d’un nouveau traité européen léonin, le tout-anglais impérial tisse sa toile mortifère sur la France et sur les autres pays d’Europe.

Pas un jour ne passe sans que les amis de notre langue maternelle ne doivent intervenir contre le viol caractérisé de la Constitution française (article II : « la langue de la République est le français »), non seulement par les grandes entreprises privées*, mais par les services « publics » - poste et SNCF en tête – et parfois même, par les collectivités territoriales.

Mais si l’invasion linguistique, sœur hideuse des politiques de casse de l’industrie nationale, de destruction de la protection sociale et de démantèlement de la République, bat son plein sous les applaudissements du MEDEF et de l’U.E., les résistants linguistiques fourbissent leurs armes pacifiques.

Cet été, le COURRIEL et l’AFRAV ont dénoncé ensemble à Avignon la prolifération des spectacles présentés en anglais avec la complicité de la direction du Festival (soi-disant héritière de Vilar !).

Pendant l’année écoulée, des articles du COURRIEL alertant les progressistes sur la situation linguistique alarmante de la France ont été publiés par les journaux « Informations ouvrières », « Bastille-République-Nations », « Initiative communiste », « EtincelleS », « l’Humanité », « La Marseillaise », « L’Echo du centre », et nos prises de position ont été relayées dans La Voix du nord.

Début juillet, notre secrétaire général, Matthieu Varnier, a prononcé une conférence très écoutée devant les professeurs enseignant le français en Russie.

Le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier, prépare un projet de loi pour la défense de notre langue massacrée et d’autres députés, communistes ou socialistes, ont marqué leur soutien amical au COURRIEL.

Un tract sera distribué prochainement à la fête de l’Huma et sans doute, à la manif nationale prévue contre le TSCG prévue par divers groupes et partis de gauche le 29 septembre prochain. Il s’agira notamment de prendre au mot François Hollande qui, pendant la campagne électorale, s’est prononcé contre la prolifération des enseignements dispensés en anglais dans les universités et les grandes écoles « françaises »…

Interpellé par plusieurs associations de défenseurs du français, le chef de l’Etat a transmis le courrier à l’ensemble des ministres concernés en leur demandant d’y prêter grande attention : bien entendu, il faudra juger aux actes.

Le COURRIEL travaille aussi à la mise en place d’une grande affiche interpellant les citoyens : car l’assassinat programmé de la langue du peuple visant à dissoudre le peuple lui-même, il revient audit peuple de refuser l’aliénation culturelle qui vise à le priver de parole en lui coupant la langue.

Un courrier commun des associations de défense du français sera en outre adressé prochainement aux organisateurs des J.O. de Rio pour leur rappeler que la langue de Pierre de Coubertin est une des deux langues officielles des Jeux.

Ces mêmes associations ont apporté un soutien unanime aux interventions estivales de leurs homologues du Québec à l’occasion des Journées mondiales de la Francophonie tenues cet été à Montréal.

Quant au COURRIEL il a apporté tout son soutien aux étudiants en lutte de Montréal : durement réprimés par la police, les étudiants en grève peuvent constater que la destruction des acquis de la « Belle Province » n’est pas sans lien avec l’anglicisation forcenée de l’enseignement universitaire que promeuvent les « élites » néolibérales canadiennes, états-uniennes… et pseudo-québecoises !

Vous qui nous lisez, ne restez pas spectateur : si l’humanité de l’homme se forge dans le langage autant que dans le travail, le combat linguistique ne peut manquer de structurer tout combat pour l’émancipation humaine.

Face au projet le plus insidieusement « globalitaire » qui fût jamais – celui d’imposer au monde entier une langue, une pensée, une politique, une économie, un mode de vie uniques dictées par les transnationales – la défense du français et de toutes les langues de France et du monde ne doit pas moins importer aux citoyens conscients que la sauvegarde vitale de la biodiversité.

Rejoignez notre combat, aidez-nous, défendons(-nous avec) la langue française !

* Peugeot ferait mieux de préserver l’emploi à Aulnay et à Rennes que d’inonder nos murs d’une publicité indécente qui proclame lamentablement « let your body drive ! »… Ne parlons pas de certaine firme d’habillement féminin sauvée par l’argent public durant la campagne électorale qui a remercié le contribuable français en tapissant les murs de France d’un sabir aussi insultant pour la langue de Molière que pour celle de Shakespeare…

Le 27 août 2012

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Usine Danone et tout-anglais : épilogue

Extrait du rapport de Pierre Brasseur sur L'anglicisation des entreprises :

Le 12 juillet 2012, le tribunal de grande instance de Vienne a ainsi condamné Danone pour avoir imposé en 2011 un logiciel de gestion en anglais, non traduit, à 200 salariés de l'usine de Saint-Just-Chaleyssin. Selon Mario Pisanu, délégué CGT, « nous avons mené une bataille qui n'était pas simple, mais finalement, nous avons eu raison de le faire » ; « C'est une véritable barrière pour les salariés qui ne parlent pas cette langue et une forme de discrimination ». La direction avait proposé un logiciel et des lexiques de traduction, jugés « difficiles d'utilisation » et « pouvant engendrer des erreurs » par les représentants du personnel. « Ces initiatives ne peuvent constituer que des palliatifs », a estimé le tribunal, qui a relevé que les logiciels étaient « toujours en langue anglaise et donc non-compréhensibles, de façon évidente, pour des citoyens français ». A la date du jugement, Danone disposait de six mois pour traduire le logiciel, sous peine d'une amende de mille euros par jour, mais envisageait de faire appel.

Sur le site Internet « vive le PCF », ce jugement a été analysé de la manière suivante : « Pour le patronat, l’intrusion de l’anglo-américain n’est pas principalement une question d’économie liée à une prétendue ou réelle internationalisation, c’est avant tout un puissant moyen de mise en concurrence des salariés, de discrimination, d’aliénation à son système et ses valeurs. »

Vive le PCF Le 15 juillet 2012 : L'analyse de Vive le PCF

FrancophonieVivra Le 6 mai 2012 : Vidéo des débuts de l'affaire

francophonie-avenir : La CGT-Danone contre le tout-anglais

L’anglicisation des entreprises : une dynamique qui peut s’inverser !

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Menaces sur le cinéma en français

Joann Sfar crache sans retenu sur le cinéma français parce qu’il n’est pas conforme, linguistiquement parlant, à la globalisation. Mais de quel cinéma parle-t-il? Qu’est-ce que le cinéma pour lui? Des “biotips” genre “Gainsbourg” pour lequel il a touché dit-il 3 millions d’euros des studios Universal? Notons que le grand cinéma italien de l’époque du néo-réalisme se faisait en italien et cela lui a permis justement de devenir universel, tant ses œuvres étaient l’émanation même de l’âme de la société italienne de l’époque. Pedro Almodovar réalise aujourd’hui des films en espagnol et l’espagnol est la langue qu’il utilise dans toutes les rencontres et festivals internationaux de cinéma où il est présent. Les sous-titres existent et personne ne s’en plaint! sauf peut-être dans les cinémas pop-corn. Si tel est le destin que ce réalisateur assigne au cinéma français, alors n’en parlons plus, globalisons, globalisons, mais que Joann Sfar ne parle pas au nom du cinéma français!

Sur ce même sujet : Le journal Le Monde, fidèle à lui-même dans sa soumission permanente à la culture dominante, propose d'aider «le cinéma français tourné en anglais».

LeMonde Le 3 septembre 2012 : Aidons le cinéma français tourné en anglais

Gaston PELLET Le 4 septembre 2012 : La réaction du COURRIEL

Simone BOSVEUIL Le 15 septembre 2012 : Réponse du COURRIEL à Grégory Bernard

La contribution de Luc Béraud, cinéaste, sur le forum du site du COURRIEL :

Chaque mercredi apporte son lot de sorties de films, et chaque fois la même consternation de les voir, en nombre grandissant, diffusés sous des titres anglais. Non seulement les productions anglo-saxonnes, mais, plus surprenant, celles qui nous arrivent d’autres aires géographiques. Devant l’invasion de l’anglais sur nos murs et les frontons de nos cinémas, faudra-t-il dorénavant se munir d’un dictionnaire avant d’aller «se faire une toile» ? Cette dérive récente, peu justifiée au plan commercial, a des conséquences pernicieuses : car elle déboussole les éventuels spectateurs, entame notre langue et porte un coup supplémentaire à la diversité culturelle.

Quel intérêt mercantile préside à la décision de ne pas traduire les titres de films, et donc de les rendre incompréhensibles à une grande partie de leur public potentiel ? S’agit-il de flatter un snobisme ? Mais un film ne peut pas faire carrière à partir d’une motivation aussi superficielle. Mais n'est-ce pas tout simplement pour avertir les spectateurs que ce n’est pas un film français ? Et dans ce cas, est-on sûr que cette «dénonciation» rapporte ? On peut en douter, surtout lorsque, sous un titre en anglais, se dissimule un film venu d’Asie ou d’Europe centrale : égarer le public n’est jamais une stratégie très rentable.

Pour lutter contre l’invasion du franglais, il y a quelques années, la «loi Toubon» avait imposé aux marques commerciales de s’afficher avec des termes français. Bien entendu, une œuvre de création n’est pas un produit comme un autre, et son titre, quelle qu’en soit la langue, relève du libre choix de l’auteur. Mais le titre a aussi une fonction d’information et d’accroche : il marque la singularité de l’œuvre, en définit le ton ou l’esprit, le sujet ou le contexte, provoque le désir d’y aller voir. Or quel appétit peut susciter The Secret Life of Words chez celui qui ne comprend pas l’anglais ? Le dessin animé The Wild ne s’adresse-t-il qu’à des enfants bilingues ? Et pourquoi transposer le titre d’un film tchèque en Something like Happiness pour sa sortie française ?

Il ne s’agit évidemment pas de retomber dans les égarements du passé, lorsqu’on traduisait étrangement My Darling Clementine par La Poursuite infernale… poursuite qui n’avait jamais lieu puisqu’il s’agissait d’un règlement de comptes. Ou, plus bizarrement, Stagecoach to Kansas par Tonnerre sur le Texas, et même No Way out par La porte s’ouvre. Sans parler de Wish you were there devenu en France, sinon en français, Too much ! La langue du film, c’est son essence, c'est pourquoi les versions originales sous-titrées seront toujours au plus près de l’œuvre initiale - et nous nous indignons de voir Arte, la chaîne culturelle, sacrifier à la course à l'audience et dévoyer sa mission lorsqu'elle projette des films en VF pour courir derrière quelques spectateurs peu exigeants en sacrifiant sa clientèle naturelle. Mais le titre, c’est son passeport, une façon de l’identifier et de le distinguer des autres. Comment peut-on le faire quand il est proposé dans une langue qu’on ignore - et sans sous-titre la plupart du temps ?

Hollywood, dans sa volonté d’hégémonie, cherche à donner à ses productions des intitulés transparents qui puissent être les mêmes dans toutes les langues : Matrix, Fourmiz… Et quand cela n’est pas possible, impose du bref et facilement mémorisable : Big Mama, Sex Movie, Fog… Quant à des titres comme Basic Instinct ou History of Violence, on les suppose assez transparents pour qu'ils soient accessibles tels quels. Le cas le plus curieux est celui de The Constant Gardener, distribué en France sous ce titre, alors qu’il est adapté d’un roman publié chez nous sous celui de La Constance du jardinier! L’objectif visé n’est pas seulement d’économiser des cartons de génériques ou les typons des pavés de presse. Car il y a derrière tout cela une volonté bien précise : celle de persuader le public que «un vrai film, c’est un film américain». La langue du Septième Art, c’est l’anglais, et donc son pays, c’est Hollywood. Faute de cet estampillage, le spectateur saura qu’il prend le risque de voir un film ennuyeux, fauché, difficile, insensible à ses attentes et à ses habitudes.

Les USA sont l’un des deux pays à avoir refusé de signer la convention de l’UNESCO sur la protection de la diversité culturelle : c’est dire l’intérêt qu’ils portent aux autres cultures. Et chez eux on ne se soucie guère de traduire ou non les titres, puisque leurs frontières sont quasiment fermées à l’importation des films étrangers. Quand néanmoins ce sont des succès incontournables, et donc une source de profits potentiels, les studios hollywoodiens préfèrent tourner des remakes (des refilms) plutôt que de laisser pénétrer de manière significative les versions originales sous-titrées ou doublées, avec leur lot de voitures étrangères, de boissons non-gazeuses, de fromages qui puent, bref de modes de vie par trop différents de l’American way of life…

Des accords commerciaux (et unilatéraux) lient les grands distributeurs français aux majors américaines. Il est donc logique que ces circuits obéissent à leurs maîtres et respectent le principe de la préférence américaine. Mais quand il s’agit de cinéma indépendant, et surtout de films issus de cinématographies rares ou lointaines, par quelle aberration intellectuelle, mais sans doute aussi commerciale, leurs distributeurs font-ils traduire en anglais le coréen ou le tchèque ?

Pensent-ils vraiment qu’on ne s’apercevra pas que le couple de April Snow a le type asiatique, ou que les personnages principaux de Something like Happiness vivent dans une économie post-communiste ? «Quelque chose comme le bonheur», pour traduire le tchèque Stasti, qui signifie «bonheur» ou «chance», ne serait-il pas tout aussi alléchant qu’un titre qui, en anglais, ressemble à beaucoup d’autres, et risque donc d’être confondu avec, par exemple, The Secret Life of Words sorti la même semaine ? Comment peut s’orienter le spectateur qui justement, cherche à voir autre chose que du cinéma américain ? Celui qui veut de l’Hollywood est abusé, et celui qui est intéressé par du tchèque passe à côté. Dans les deux cas, le spectateur est perdant.

A la différence des Américains, le cinéma français a compris que c’est en aidant les films de tous les pays à exister qu’il a une chance de préserver sa propre production. Certains de ces films sont soutenus par des aides du CNC. Mais alors pourquoi, dès lors que de tels films existent, les rangent-on aussitôt du côté de la langue qui les opprime et qui les rejette ?

La liberté du créateur est certes intangible, et le titre fait partie intégrante de l’œuvre. On n’aura pas la sottise de reprocher à Baudelaire son «Anywhere out of the World» ni à Resnais ses Smoking et No smoking. On n’empêchera pas non plus, si telle est sa volonté, un réalisateur anglo-saxon ou de toute autre origine d’exiger que son film soit exploité chez nous sous un titre anglais. Mais il convient de tracer une frontière nette entre ce qui relève de la création et des calculs du marketing, d’un choix artistique hautement respectable et d’un conformisme commercial à courte vue, et qui conduit à affubler les films de titres incompréhensibles, arbitraires ou trompeurs. Au risque de transformer, sur nos écrans, des sorties courageuses en «trois petits tours» expéditifs, et de favoriser par contrecoup la cinématographie majoritaire, peu partageuse et fière de l’être.

Luc BÉRAUD

cinéaste

Est-il vraiment indispensable de tourner en anglais pour atteindre des sommets ? Non ! ;o)

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La ville de GRIGNY rejoint le courriel

Le COURRIEL a reçu l'adhésion de René Balme et de la municipalité de Grigny (Rhône) à son combat pour la défense de la langue française, submergée par le tout-anglais impérialiste, en signant son Manifeste progressiste et en adoptant la délibération du 3 juillet 2012.

Le COURRIEL salue cette démarche positive.

Grigny Le 3 juillet 2012 : Conseil Municipal de Grigny

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Abdou Diouf défend la francophonie

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a dénoncé le manque d'intérêt de la France pour la promotion du français dans le monde, dans un entretien samedi 30 juin au quotidien québécois Le Devoir.

Il s’est rendu à Québec pour le 1 er forum mondial sur la langue française qui s’est tenu du 1er au 6 juillet 2012.

Voici un un passage du discours qu’il a prononcé :

...En effet, si nous avons voulu ce Forum, c’est parce que nous sommes convaincus que nous ne pourrons faire progresser le projet politique d’un monde plus équitable, plus démocratique, plus respectueux des différences, qui est au fondement de la Francophonie, sans prendre la mesure du rôle stratégique de la langue, de la diversité linguistique, de la diversité culturelle. Car nous ne pouvons pas, tout à la fois, dénoncer les dérives de l’économie et de la finance mondialisée et accepter, dans le même temps, de s’en remettre à une langue unique de l’économie et de la finance. Nous ne pouvons pas tout à la fois dénoncer les menaces croissantes de standardisation culturelle et accepter, dans le même temps, de manger les mêmes mets, de chanter les mêmes chansons, de voir les mêmes films, de suivre la même mode vestimentaire, sur tous les continents...

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La conférence de TULLE

Le COURRIEL a participé au 6ème Forum de L'union Nationale France-Russie-CEI-EB à l'invitation de l'association Amitié-Drujba 19.

Le 7 juillet 2012 : Le discours

Matthieu Varnier, secrétaire général du COURRIEL

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Le président Hollande défend-il la langue française ?

Après le «H for Hope» de sa campagne électorale, on était en droit de se le demander ! Notre président a cependant pu rectifier le tir :

Propos de François HOLLANDE recueillis par Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser et Jean-Marie Pottier.

Justement, vous allez rencontrer Barack Obama pour la première fois au G8 de Camp David les 18 mai et 19 mai. Une première question, qui pourra vous sembler anecdotique: Mister Hollande, do you speak English?

Yes I speak English, more fluently than the former President. But a French president has to speak French!

Au-delà de la plaisanterie, est-ce que vous pensez que c’est important que le chef d’Etat français parle la langue commune de la diplomatie internationale?

Il a besoin de la comprendre et de pouvoir avoir des échanges directs avec ses interlocuteurs. Mais je suis attaché à la langue française et à la francophonie.

Lorsque je participais à des sommets de chefs de partis en Europe, il a pu m’être désagréable d’entendre des amis roumains, polonais, portugais, italiens, parfois parler anglais ( plutôt que dans leur propre langue), mais j’admets que sur le plan informel, les contacts puissent s’établir dans cette langue. Je défendrai néanmoins partout l’usage du français.

Pour faire suite à ces propos trés encourageants, le COURRIEL, l'ALF, l'AFRAV, l'ALLIANCE CHAMPLAIN et LE FRANCAIS EN PARTAGE ont transmis une demande d'audience auprés du nouveau président de la république.

Lettre adressée au président de la république :

Monsieur le Président de la République,

Les signataires de la présente lettre, représentants d’associations de défense et de promotion de la langue française et de la Francophonie, ont  noté avec beaucoup de satisfaction vos récentes et fortes prises de position au sujet de l’avenir de la langue française à l’étranger et sur notre sol, telles qu’elles apparaissent dans certaines de vos récentes déclarations. Ils relèvent, en particulier, cette réponse aux journalistes du site « français » SLATE.fr : « … Je suis attaché à la langue française et à la francophonie […] Je défendrai partout l’usage du français ». Ils ont constaté en outre que Madame Benguigui est spécialement chargée de la Francophonie dans le gouvernement de M. Jean-Marc Ayrault, et que vous considérez l’espace francophone comme une chance majeure pour le redressement de notre pays.

Nous sommes d’autant plus ouverts à un engagement fort du nouveau gouvernement sur ces questions que nous dressons un constat accablant de la situation linguistique actuelle de notre pays : en tous domaines, une grande partie de nos élites politico-économiques sacrifient la langue de Molière et de Victor Hugo au « tout-globish » des affaires. L’Union européenne, ignorant ses propres traités, favorise ouvertement la langue anglaise et marginalise les autres langues de l’Union. Indépendamment du jugement que l’on peut porter sur l’action du précédent Président de la République sur d’autres terrains, son bilan linguistique est consternant : Mmes Christine Lagarde, Valérie Pécresse, MM. Luc Chatel, Bernard Kouchner, sans parler de M. Jean-François Copé, chef de la majorité parlementaire sortante, se sont livrés à un harcèlement tous azimuts contre la langue française, pourtant « langue de la République » aux termes de l’article II de la Constitution, en valorisant le tout-anglais dans les domaines économique, commercial, scientifique, éducatif, alors même qu’ils prétendaient par ailleurs se poser en protecteurs de l’ « identité nationale ». La majorité parlementaire sortante a même enterré une demande de commission d’enquête sur la situation linguistique de notre pays. Pour ne prendre que deux exemples particulièrement significatifs pour la jeunesse de notre pays, est-il normal que le Service public de l’audiovisuel français se fasse le plus souvent représenter au concours de l’eurovision par des chanteurs s’exprimant en anglais ou en bilingue franco-anglais ? Est-il admissible que la SNCF, « France Telecom » (sans accents ni trait d’union), « Airfrance » (sic) choisissent de nommer en anglais la quasi-totalité de leurs nouveaux produits, y compris quand ils « ciblent » leurs usagers francophones ? Quel mépris pour ceux-ci et pour les Français qui parlent une autre langue étrangère que l’anglais !

C’est ainsi que nous souhaitons très vivement que l’œuvre de « redressement national » dont vous vous réclamez comporte centralement une dimension culturelle et linguistique.

Nous souhaitons en outre que le souci légitime de promouvoir les langues régionales de France, patrimoine de toute la nation, ne serve pas d’alibi ethnolinguistique à certains groupes économiques ou politiques organisés pour déstabiliser et, à terme, pour évincer la langue française sur tout ou partie du territoire national. Notre souci n’est évidemment pas de refuser la diversité linguistique. Nous faisons nôtre l’heureuse formule d’Umberto Eco : « la langue de l’Europe, c’est la traduction ».

Nous entendons combattre avec votre haut et ferme soutien une forme insidieuse de totalitarisme linguistique qui, à moyen, voire à court terme, peut détruire ce socle commun de la nation républicaine qui est aussi le premier de tous nos Services publics : la langue française.

C’est pourquoi nous sollicitons de votre haute bienveillance une audience dans un délai que nous souhaitons le plus court possible.

Associer, dans leur diversité, les associations de promotion du français à l’œuvre urgente de sauvetage de notre langue, aujourd’hui durement menacée sur son sol natif, donnerait à tout le pays un signal positif de résistance et d’engagement au service de la Nation, de sa continuité républicaine, ainsi que de son ouverture à la francophonie internationale et à la diversité culturelle mondiale.

Il va de soi qu’à la suite de l’entretien sollicité, nous serons demandeurs de rencontres ultérieures avec Mmes et MM. les ministres chargés de l’Éducation nationale, des Universités et de la Recherche, du Redressement productif, de la Culture et de la communication, des Affaires étrangères et de la Francophonie. Nous souhaiterons aussi nous entretenir avec M. le Ministre de la Défense nationale. Nous avons en effet appris que les ministres précédents ont laissé s’installer l’habitude de prises d’armes de l’Armée française en anglais. Certains des hauts cadres de la Défense ont même suggéré que cette langue étrangère devienne la langue de travail ordinaire des militaires français !

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression des espoirs que nous plaçons en vous et de notre très haute considération.

Réponse de la présidence de la république :

Le cabinet du président de la république nous a répondu le 16 aout 2012. La demande d'audience a été déclinée pour des raisons évidentes d'emploi du temps mais notre courrier a bien été transmis aux ministres concernés.

En attendant un retour concret, la mobilisation continue !

Le président français participera au sommet de la Francophonie à Kinshasa

François Hollande se rendra au sommet de la Francophonie qui se tiendra en octobre prochain, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). C’est le président français lui-même qui l’a annoncé, ce lundi 27 août, lors de la XXe « Conférence des ambassadeurs » qui s’est tenue à Paris.

RFI.fr Le 27 août 2012 : L'article de Ursula Soares

Discours de M. le Président de la République devant la communauté française à Rome

Extrait:

(...)

Je veux vous dire un mot de la langue française. Il y a, dans le gouvernement, une ministre de la francophonie. Je considère que c'est une bataille, la langue française, non pas une bataille pour la France, une bataille pour la diversité culturelle, une bataille pour le pluralisme. Si je peux vous faire quelques confidences -- même si j'ai l'impression que je suis écouté, et même surveillé -- cela ne me fait pas plaisir quand je participe, depuis peu il est vrai, à des conférences internationales et que la langue française est aussi peu utilisée et parfois même par des Français. Chaque Français doit parler la langue française, où qu'il se situe.

Cela ne veut pas dire, qu'on ne doit pas connaître d'autres langues, d'Europe et du monde, mais nous devons défendre notre langue (...)

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Pierre de Coubertin peut se retourner dans sa tombe !

Après des jeux olympiques (Londres 2012) entièrement à la gloire du tout anglais, l'équipe de france, de retour au pays, nous en remet une couche !

Tous bleu

Plus grave encore : le site officiel des Jeux Olympiques de Rio 2016 ne présente toujours pas de version en français malgré le fait que le français soit, avec l'anglais, l'une des deux langues officielles des Jeux Olympiques.

Le COURRIEL, l'ALF et Le Français en Partage se joignent aux député du nord Jean-Jacques Candelier pour dénoncer cette atteinte à la francophonie et à l'esprit olympique.

Jean-Jacques CANDELIER Le 31 août 2012 : Courrier de défense du français pour les prochains JO

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Appel-pétition pour la défense de la langue française

Signez la pétition pour la défense de la langue française sur MesOpinions.com

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Lettre ouverte au candidat du front de gauche

Une action naturelle de notre association vis à vis d'un candidat de gauche qui a montré ouvertement déjà son attachement à la diversité culturelle, et a été jusqu'à présent un des seuls hommes politiques en vue à dénoncer l'invasion du globish.

Conformément à sa mission de porter le débat linguistique dans la sphère publique la plus large et la plus audible, le CO.U.R.R.I.E.L. se tient prêt à des échanges sincères avec ceux des candidats républicains et progressistes qui s'engageraient ostensiblement dans cette voie.

Nous avions déjà envoyé une lettre à tous les partis se réclament de la gauche et susceptibles de présenter un candidat, pour leur demander une prise de position claire vis à vis de la colonisation "douce" mais brutale que nous vivons : le peu de réponses, leur contenu parfois décalé, témoignent en eux-mêmes du manque de recul de la classe politique sur ce sujet.

Nous continuerons de proposer notre analyse en cette période d'effervescence, et d'insuffler, par tous nos moyens, le goût et la volonté de défendre notre pays dans ce qu'il a de plus précieux et de plus intime : sa pensée, héritage de son Histoire, force humaniste de son action, forgée dans la poudre des révolutions et maintenue dans l'idéal d'une République unie et fraternelle.

Une pensée qu'il faut sauver aujourd'hui, alors que les tenants du libéralisme triomphant, du spéculateur au banquier en passant par le politicien qui les sert, arrachent jour après jour et mot à mot notre langue, sa vivante empreinte. Cette langue qui, ni plus belle ni scientifiquement meilleure qu'une autre, contient tous nos rêves, les notions et les concepts conquis de toutes nos luttes, les connotations de notre jugement et le bon sens généreux dans lequel furent puisés la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, le programme du CNR, les chants de la Commune et les mots d'ordre de nos élans populaires.

Se battre, aujourd'hui, n'est pas du courage : c'est la stricte connaissance de ce que nous n'accepterons pas de perdre.


Rencontre entre le COURRIEL et l'équipe de campagne de Jean Luc Mélenchon

Suite à notre prise de contact, le CO.U.R.R.I.E.L. a été reçu le mardi 21 février 2012 par deux responsables de l'équipe de campagne du candidat Jean-Luc Mélenchon, pour une première action de sensibilisation,

Matthieu Varnier (coordinateur) et Guillaume Beaudoin (responsable des relations extérieures) représentant l'association.

La rencontre fut très courtoise et efficace, et c'est dans une ambiance décontractée mais concentrée que nos deux représentants ont pu, pendant environ une heure, développer un constat, une analyse, et finalement détailler quelques propositions concrètes à la demande de leurs interlocuteurs.

Le CO.U.R.R.I.E.L. a déjà eu à maintes reprises l'occasion de constater le civisme et la fermeté de M. Mélenchon sur la question linguistique au cours de cette campagne et dans les professions de foi antérieures du candidat. Cet entretien très encourageant, pour lequel nous remercions vivement MM. Lachaud et Ba de leur disponibilité en cette période chargée, ainsi que de la grande qualité de leur écoute, pourrait favoriser l'affirmation de la défense de la langue française comme un véritable sujet en soi, porteur de mesures fortes dans les domaines du travail, du commerce et de l'industrie, de l'éducation, de la diplomatie ou encore des médias.

L'entretien s'est ainsi conclu sur la convergence naturelle et manifeste entre les principes et convictions du Front de Gauche et les impératifs citoyens du droit à la langue française sur le territoire national.

Le 21 février 2012 : Les propositions du COURRIEL

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Revue de presse

Aidons le cinéma français tourné en anglais !?

Le journal Le Monde, fidèle à lui-même dans sa soumission permanente à la culture dominante.

Le monde, le 3 septembre 2012 : L'article

Georges Gastaud, président du COURRIEL, le 4 septembre 2012 : La réponse du COURRIEL

Cocoricouac?! À propos d’un oscar empoisonné…

Mon propos n’est pas de mettre en doute la valeur esthétique de The Artist. De même qu’on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, il peut arriver qu’un bon film, esthétiquement parlant, soit aussi une mauvaise action sur les plans éthique et politique…

Et c’est peut-être bien le cas de The Artist...

Georges Gastaud, président du COURRIEL

L'Humanité du 2 mars 2012 : L' article complet

D'autres réactions sur la toile

SERIATIM Dujardin, l’oscar d’Hollywood ?

Comment résister à l'invasion du globish?

Avec Xavier Combe, interprète de conférence, traducteur, enseignant universitaire, membre fondateur de l'Association française des interprètes de conférence indépendants (AFICI) et directeur associé de la société Pourparlers. Il est l'auteur de L'Anglais de l'Hexagone (2009, L'Harmattan) et de 11 + 1 propositions pour défendre le français (2011, L'Harmattan)

Compte rendu de l'entretien

France culture, le 26 février 2012 : L' émission

Le .fr fait sa révolution des accents !

Bonne nouvelle! Les noms de domaine français vont enfin pouvoir s’écrire sans faute d’orthographe.

A partir du 3 mai 2012, le registre des noms de domaine en .fr autorisera l’enregistrement d’adresses internet contenant des accents. Une période de dépôt prioritaire aura lieu avant une ouverture à tous.

01net.entreprises : L'article

La langue française résistera–t–elle à la pensée unique ?

Question posée à Claude HAGEGE, linguiste renommé, polyglotte et amoureux des langues par France Culture le 25 janvier 2012.

La transcription de l’entretien

France Culture le 25 janvier 2012 : La vidéo

(UN)HAPPY BIRTHDAY TO YOU, Miss Jeanne d’Arc !

Article écrit par le Courriel à l'occasion du 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc

Laissera-t-on la langue française disparaître sous le monopole du business globich ? Il y a exactement 600 ans, dans un village nommé Domrémy que l’occupant anglais n’allait pas tarder à mettre à sac, naissait Jeanne Darc (sans particule), la jeune fille patriote qui symbolise universellement la fierté des peuples qui combattent l’occupation étrangère et qui s’insurgent contre l’esclavage national...

Georges Gastaud, président du COURRIEL

L'Humanité du 6 janvier 2012 : L' article complet

La Francophonie reniée

Caroline Fourest a raison, dans sa chronique «Etudiants étrangers: Claude Guéant doit s’excuser» (Le Monde du 14 janvier), de flétrir l’attitude du gouvernement dans l’affaire des étudiants étrangers incités à quitter la France très précisément au terme de leurs études ou à l’éviter désormais. Même si M. Guéant a amendé sa circulaire, le mal est fait. Depuis cinq ans, on assiste à la démolition délibérée de notre système de promotion culturelle et linguistique dans le monde, vieil et rentable héritage français pourtant, qui drainait vers notre pays étudiants, chercheurs et touristes en grand nombre. Dans plusieurs établissements d’Asie que j’ai bien connus, le nombre des étudiants inscrits aux cours de français a diminué de moitié depuis quatre ans, les crédits étant réduits ou supprimés, les professeurs détachés non renouvelés. Ici, les bâtiments eux-mêmes doivent à présent abriter le consulat, replié de la ville voisine, réduisant l’espace dévolu à l’étude. Là, les fonctions du conseiller culturel sont supprimées de facto, l’intéressé devenant «attaché humanitaire » depuis le passage calamiteux de M. Kouchner au Quai, la totalité des crédits passant à l’aide directe (largement multilatérale) tandis que les actions culturelle et linguistique françaises doivent « s’autofinancer » ou «cofinancer »! C’est bien sûr impossible le plus souvent dans certains pays et relève d’un domaine complètement différent. Dans le même temps, Mme Pécresse et M. Copé recevaient le «Prix de la carpette anglaise » pour leur acharnement à l’éradication programmée de la langue française, et nos concurrents anglo-saxons (en matière de formation des élites notamment) n’en croient pas leurs yeux. Il faut absolument que la question du français en France et dans le monde s’invite dans la campagne présidentielle. Interrogeons les candidats.

Jean Hourcade, L’Etang-la-Ville (Yvelines)

Le Monde du 20 janvier 2012 : La francophonie reniée

Et si on gazouillait en français, my dear

la chronique médiatique par Claude Baudry

L'Humanité du 20 janvier 2012 : L'article

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Notre action !

Le COURRIEL publié dans Le Monde Diplomatique !

A l'initiative et au mérite de Gaston Pellet, membre du bureau national,
le COURRIEL est parvenu à publier une analyse sans complaisance dans les pages respectée du Monde Diplomatique, au numéro de décembre 2010.

Les élites sacrifient la langue française

Nous vous invitons à découvrir l'article via le lien ci-dessus (site du Monde Diplomatique), où il sera très prochainement disponible en version intégrale sans abonnement.

Notons que le titre original, souhaité par l'auteur, était plus évocateur de la situation : Qui veut la mort de la langue française ? Son article y apporte quelques réponses...

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Actualités du colonialisme

CHATEL ET PECRESSE DETRUISENT LE PREMIER SERVICE PUBLIC DE FRANCE: LA LANGUE FRANCAISE

Sur ce terrain aussi, les enseignants refusent de collaborer à la casse !

Démanteler l'Éducation nationale, le CNRS et l'Université française pour les aligner sur le sinistre "modèle" anglo-saxon ne suffit plus à L. Chatel et à V. Pécresse. Dans leur entreprise de rabotage de "l'exception française" issue des Lumières, de 1789, des lois laïques de 1905 et des avancées du C.N.R., le gouvernement s'attaque directement à la langue française, "langue de la République" au titre de l'article 2 de la Constitution, socle de la Francophonie internationale, patrimoine culturel mondial de l'humanité et rempart de la diversité culturelle en Europe face au "tout-anglais" porté par l'Union européenne.

En effet,

-en violation de la loi de 1994 qui stipule que "le français est la langue de l'enseignement", un nombre croissant d'universités et de centres de recherche enseignent en anglais et contraignent les doctorants à présenter leur thèse en globish. A la poubelle l'acte civique majeur posé par Descartes quand il publia le Discours de la méthode en français pour être compris de tout(e) Français(e) sachant lire ! Et le gouvernement Fillon, qui avait déjà pris appui sur ce personnage pour imposer la loi du même nom (socle commun, etc.), applaudit en silence quand le sinistre Richard Descoings, directeur de Sciences po et médaille d'or de l'esprit néo-colonial sur notre sol, impose l'anglais comme LANGUE UNIQUE de l'enseignement dans les nouvelles antennes de son École financée par les contribuables (comme à Reims).

-voici maintenant que Chatel décide, sans aucun débat démocratique, de faire de l'anglais la seconde,-puis la première, n'en doutons pas-, langue maternelle de la France en imposant l'anglais dès la maternelle ! Mais imposer le bain linguistique anglais aux tout-petits (dès 3 ans), à un âge où le français et ses structures ne sont pas consolidées, c'est infliger aux enfants un énorme brouillage linguistique qui sapera en profondeur notre langue, la relèguera rapidement au rang de "patois domestique", sans pour autant poser les bases d'une acquisition rationnelle des langues étrangères : chacun sait qu'en réalité, il faut d'abord maîtriser sa langue maternelle nationale pour ensuite pouvoir apprendre d'autres idiomes de manière tant soit peu riche et méthodique. Bref ce type de décision despotique vise à promouvoir, non pas le plurilinguisme, mais le monolinguisme "franglish", puis l'arasement en deux générations de la langue de Diderot et de Victor Hugo !

Ainsi Chatel veut-il passer officiellement, en violation de la Constitution, et sans le moindre débat national de politique linguistique, au bilinguisme franco-anglais, puis au monolinguisme franglish puis à la relégation définitive du français que tant d'écrivains de par le monde, sans compter le peuple québecois et plusieurs peuples africains, s'efforcent de faire vivre avec talent face au totalitarisme de la langue et de la pensée uniques porté par la mondialisation états-unienne... Sans doute notre langue, porteuse d'une longue tradition populaire frondeuse, est-elle gênante pour la mise en place de ce nouvel Empire planétaire... (pour les nouveaux maîtres, les mots "management", "marketing", "trader", résonnent sans doute plus agréablement que les mots français malsonnants "désobéisseurs" et "dégage !", que les Tunisiens et les Egyptiens jettent à la face de leurs tyrans respectifs ! ).

C'est pourquoi les enseignants qui résistent à la casse de l'Éducation nationale républicaine, doivent refuser de collaborer à cette POLITIQUE LINGUISTIQUE TOTALITAIRE qui, dans tous les pays de l'UE, vise à casser les langues nationales (allemand, italien, espagnol, et même dans un certain sens, la langue de Shakespeare! ) au profit du tout-globish. Refusons de conditionner les enfants de trois ans sur l'ordre de "Business-Europe" (le syndicat des multinationales européennes alors présidé par le Baron Seillière), qui a décidé en 2003 de faire de l' "anglais la langue de l'entreprise et des affaires", c'est-à-dire en clair, d'éliminer toute autre langue que l'anglais de la sphère du travail et des échanges. Les enseignants républicains sauront, sur ce terrain-là aussi, RÉSISTER et non "accompagner" docilement la déferlante : il y va de la diversité culturelle mondiale, -non moins précieuse que la bio-diversité-, du refus de la pensée unique, de la défense des fondations républicaines de la Nation (sans sa langue, la France ressemblerait au fameux "couteau sans lame dont on a jeté le manche"), de la lutte contre les discriminations socio-culturelles: n'est-il pas scandaleux déjà que certaines entreprises du CAC 40 imposent l'anglais comme langue de travail unique à leurs employés en France même et que d'autres recrutent des cadres "english mother tongue only" (de langue maternelle anglaise), ce qui constitue une préférence nationale à l'envers?

Bien entendu, les auteurs de ce tract n'ont rien contre l'anglais en tant que tel. Il ne s'agit pas non plus de "purisme", quand toutes les enseignes de supermarchés, quand les pubs, etc. REMPLACENT SYSTÉMATIQUEMENT des mots français existants par des mots de globish (y compris la SNCF, la Poste, "France" Telecom, etc.). Une telle POLITIQUE de SUBSTITUTION ET d'ARRACHAGE LINGUISTIQUE dans tous les domaines (commerce, technologie, science, chanson, cinéma...) n'a rien à voir avec un "enrichissement" quelconque du français et des autres langues (la chanson en allemand, en italien, etc. tend à disparaître ! ). Quand tous les peuples baragouineront le globish plus leur propre langue abâtardie, alors que l'Angleterre et les USA autorisent leurs bacheliers à n'apprendre AUCUNE langue étrangère à aucun moment, la diversité culturelle mondiale, socle de la culture, disparaîtra et sous couvert d'universalité de l'anglais, UNE langue, UNE civilisation, UN pays écraseront tous les autres... avec la complicité néo-coloniale de toutes les "élites" locales !

Précisons enfin que les auteurs de cet appel n'ont rien, contre l'enseignement des langues régionales de France, ni contre l'enseignement dans nos écoles des langues de l'immigration, bien au contraire. En défendant le bien commun de tous les francophones, en sauvant ce premier service public GRATUIT de France qu'est la langue française, nous défendons l'égalité entre tous les peuple, entre tous les individus, et nous portons haut l'idéal qu'expriment en condensé trois des plus beaux mots de notre langue: LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !

"Dégageons" ensemble les projets scélérats de L. Chatel et de V. Pécresse, violateurs de la loi et de la Constitution !
Exigeons que les médias et les hommes politiques de tous bords cessent d'étouffer le débat sur la politique linguistique de la nation !
NE NOUS LAISSONS PAS ARRACHER LA LANGUE, POUR ELLE, PAR ELLE, PRENONS LA PAROLE !

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A voir !

Festival d'Avignon !

La page consacrée au débat mené par le COURRIEL en plein cœur du prestigieux festival est désormais disponible !

Festival d'Avignon : grand débat sur la langue française

Vous y trouverez notamment les enregistrements intégraux des débats et divers extraits vidéos.

Le COURRIEL était présent à la Fête de l'Huma !

L'association a participé au débat de la Fondation Gabriel Péri lors de la fête de l'Humanité, le samedi 11 septembre

Une vidéo des échanges a été réalisée et sera mise en ligne prochainement sur ce site.

Page 'Actions', fête de l'Humanité

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Le collectif a été créé pour soutenir, promouvoir, et prolonger dans l'action le Manifeste Progressiste pour la défense de la langue française.